Accident à Chamonix le 1er Mars: la télécabine sous scellés © TF1/LCILa Justice excluait toujours lundi matin toute "dispute" ou "querelle" entre les quatre amis d'enfance, qui ont emprunté une télécabine du Planpraz sur le domaine skiable du Brévent, à Chamonix, samedi à la fermeture des pistes, après un repas bien arrosé. Une descente à la station au cours de laquelle l'un des quatre passagers a fait une chute mortelle. Le parquet de Bonneville, en Haute-Savoie, a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour homicide involontaire.
Prolongée de 24 heures dimanche, la garde à vue des trois passagers et amis de la victime, des pères trentenaires originaires de la région d'Amiens, devait s'achever lundi après-midi. Leurs éventuelles présentations et mises en examen devraient être décidées ultérieurement, après l'analyse de la mise en situation qui a eu lieu lundi matin à Chamonix, a précisé le procureur de la République de Bonneville. Entourés d'une quinzaine de gendarmes, les trois gardés à vue ont en effet été emmenés dans "un atelier de réparation", où une "mise en situation" a été organisée dans une télécabine identique à celle empruntée samedi, a précisé la gendarmerie.
Ils "faisaient les imbéciles"
"C'est un amusement imbécile qui a malheureusement mal tourné", a souligné le procureur en donnant des précisions sur les circonstances de l'accident. Selon les déclarations de l'un d'entre eux, il semblerait que la victime, qui mesurait 1,82 m, et un de ses amis "faisaient les imbéciles" en étant "appuyés contre la vitre" de la télécabine de 1,45 m de haut. La vitre aurait alors cédé entraînant la victime, âgée de 32 ans, dans une chute de 25 mètres, ainsi que son compagnon, qui a été rattrapé in extremis "par les pieds par son frère". Le 4e homme a assisté à la scène sans intervenir.
On ignore pour l'heure si la vitre "s'est brisée" sous la pression ou s'est "déjointée", a précisé le procureur. Une analyse de la télécabine va être confiée à un expert, a confirmé le procureur, soulignant qu'une responsabilité du fabricant et de l'exploitant concernant la solidité du matériel, n'était "pas exclue", même si l'accident revêt un "caractère exceptionnel".
Parallèlement, les gendarmes de la cellule d'investigation criminelle ont commencé à effectuer lundi matin les constatations techniques sur la cabine placée sous scellés, a précisé un responsable de la gendarmerie. Une autopsie du corps de la victime devait également être pratiquée lundi en fin d'après-midi. Les résultats des analyses toxicologiques devaient être connus ultérieurement.
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