Le drame a causé la mort de 7 personnes © LCIInfo LCI - Les prélèvements sanguins ont parlé. Le chauffeur du Trafic à l'origine de l'accident mortel lundi après-midi sur l'A9 avait 1,05 grammes d'alcool dans le sang, au lieu des 0,5 gr autorisés. De plus, l'homme de 69 ans conduisait sans permis. Selon le correspondant de LCI citant des gendarmes, il ne l'avait jamais passé. "Ce taux d'alcoolémie pourrait bien évidemment expliquer l'accident", a commenté le commandant Eric-Pierre Molowa.
Le drame s'est déroulé vers 16 heures quand le minibus qui "circulait sur la voie centrale, a fait une embardée sur la droite puis sur la gauche à une vitesse semble-t-il normale", indiquait la gendarmerie peu après la collision. La camionnette a heurté deux voitures venant en sens inverse. Le taux d'alcoolémie du conducteur d'une des voitures percutées par le minibus s'est révélé égal à "zéro".
"C'est la consternation"
Sept personnes ont été tuées. Les victimes sont cinq compagnons d'Emmaüs qui se trouvaient dans le Trafic, un étudiant de 19 ans au volant d'une de ces deux voitures ainsi qu'un passager de ce véhicule, un auto-stoppeur de 40 ans de la région de Montpellier. Quatre personnes ont par ailleurs été gravement blessées. L'une d'elle se trouvait mardi dans une situation jugée très critique. Il s'agit du sixième passager du minibus, un compagnon d'Emmaüs également.
Une enquête judiciaire a été ouverte parallèlement à une enquête administrative. Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau s'est rendu sur les lieux de l'accident mardi accompagné par Martin Hirsch. Le Haut commissaire aux Solidarités actives et ancien président d'Emmaüs France s'est dit "totalement bouleversé par cette catastrophe", soulignant qu'il connaissait personnellement certains compagnons décédés". Dans la soirée, Dominique Bussereau a déclaré avoir appris "avec effarement les tout premiers résultats de l'enquête selon lesquels le conducteur de la fourgonnette ne serait pas titulaire du permis de conduire et conduisait sous l'emprise de l'alcool". "Il faut bien sûr attendre les résultats définitifs de la procédure judiciaire", a-t-il ajouté, indiquant qu'il recevrait "dans les jours à venir les responsables d'Emmaüs pour faire le point sur les conditions dans lesquelles circulent les véhicules de leur organisation".
A la communauté de Labarthe-sur-Lèze, une cellule psychologique a été mise en place. "C'est la consternation", a déclaré Jean-Pierre Ramé, l'administrateur, selon lequel le conducteur du minibus était "un chauffeur confirmé". Quand l'accident s'est produit, les compagnons revenaient de la feria d'Arles.
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