Image d'archives © France 3 La société Pathé va devoir partager les recettes du film avec les héritiers du producteur Claude Berri, Thomas et Darius Langmann, a tranché le tribunal de commerce de Paris au bout de deux ans de bataille judiciaire. Le tribunal de Bobigny a condamné vendredi trois des cinq supporters du PSG à un an d'interdiction de stade et des amendes pour avoir déployé une banderole anti ch'tis lors d'un match contre Lens en 2008. Lors d'un match contre Lens, en 2008, une banderole "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis" avait été brièvement déployée dans le Stade de France. Après le succès de "Bienvenue chez les Ch'tis", le réalisateur décrypte avec humour les relations franco-belges, en compagnie de l'acteur Benoit Poelvoorde, dans un nouvel opus intitulé "Rien à déclarer". Découvrez la bande-annonce ici. Le créateur de Bienvenue chez les Ch'tis a interrompu le tournage de son dernier film pour accueillir une petite fille, née ce week-end de son union avec son épouse Yaël Harris, rapporte La Voix du Nord, mardi.
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Dany Boon, auteur du film Bienvenue chez les Ch'tis a réagi lundi au déploiement d'une banderole hostile aux habitants du Nord par des supporteurs parisiens durant le match PSG-Lens en finale de la Coupe de la Ligue, samedi soir au Stade de France. "Je suis révolté", a-t-il déclaré au Parisien. "C'est honteux, c'est lamentable. J'espère que les gens qui ont fait cette banderole vont être punis, poursuivis et condamnés". Sur la banderole en question, on pouvait lire : "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis" - en référence à son film qui est en train de battre tous les records de fréquentation - avait été déployée en début de deuxième mi-temps dans les tribunes réservées aux supporteurs parisiens. "C'est pas les Ch'tis qui mettraient une banderole aussi agressive, voire raciste", a souligné l'humoriste.
Par ailleurs, le MRAP a exprimé dimanche "son dégoût et sa colère devant la provocation perpétrée par des supporters du Paris Saint-Germain qui ont déployé une banderole au message xénophobe, méprisant et insultant". Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples estime qu'il y a "une urgence absolue et immédiate à nettoyer le sport de la haine, de l'intolérance, de la violence et du racisme, ce qui exige, au delà des discours, de casser les logiques d'impunité relatives à l'absence de sanctions effectives à la hauteur des forfaits proférés". Elargissant le débat et stigmatisant le sentiment d'impunité de certains supporters, le président de SOS Racisme s'est lui demandé lundi matin sur LCI "pourquoi ces gens se sentent à leur place dans les stades pour déployer ce type de banderole".
Les instances du football, la mairie de Lens et le club de Lens ont porté plainte après la rencontre. Dimanche, le président du Paris Saint-Germain a présenté ses "excuses officielles" aux Lensois. "Cela me gâche réellement beaucoup mon plaisir", a-t-il souligné. Le secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a lui condamné "les agissements inadmissibles de quelques supporteurs". Les supporteurs du PSG de la tribune Boulogne, frange la plus sulfureuse du club parisien, ont également condamné la banderole injurieuse, se désolidarisant d'un "fait isolé", selon eux.
"Dehors", les "Odieux du stade" |
Les éditorialistes de la presse française réclament lundi la plus grande fermeté à l'encontre des supporters qui ont déployé la banderole. "Revoilà donc le football impuissant devant ses démons. Car la mise en scène de ce nouveau scandale ruine une fois de plus toutes les belles promesses", se désole Christian Frichet dans L'Est républicain. "Cette manifestation imbécile du tribalisme prolongeant les insultes racistes entendues à Bastia puis Metz se retournera on l'espère contre leurs auteurs. Ces odieux du stade", écrit quant à lui Denis Daumin dans La Nouvelle République. L'Equipe, qui condamne aussi la teneur de la banderole, déplore cependant que l'événement contribue au "rejet récurrent par la société du PSG dans son ensemble" et à "l'ignorance ou presque du succès obtenu par ses footballeurs." |
D'après agence
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