La jeune femme fut dans les années 80 une des premières vedettes noires des podiums de la mode © DRFin février, le corps de Katoucha Niane était retrouvé dans la Seine. L'ex-mannequin guinéenne serait morte noyée ; mais les circonstances de son décès n'ont pas été entièrement élucidées. Aujourd'hui, ses proches veulent comprendre : ils se sont attachés les services de l'avocat Roland Dumas et envisagent de porter plainte.
"Je suis devenu l'avocat de la famille de Katoucha depuis la fin de la semaine dernière", explique Roland Dumas qui précise avoir eu mardi une longue conversation téléphonique avec le père et la soeur de l'ex-mannequin à propos des circonstances de sa mort. "Le père de Katoucha se pose beaucoup de questions", indique l'avocat, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand. Il reçoit jeudi la famille à son cabinet ; à ce moment, "nous examinerons ensemble les faits et nous verrons alors s'il y a des éléments qui font litige et puissent justifier le dépôt d'une plainte".
La fin de "la princesse peule"
Katoucha Niane, âgée de 47 ans, avait disparu dans la nuit du 1er au 2 février à l'issue d'une soirée arrosée, après avoir été raccompagnée par un ami à proximité de la péniche où elle résidait à Paris, amarrée près du pont Alexandre III, selon des éléments recueillis par la brigade de répression de la délinquance contre la personne. Son corps a été retrouvé le 28 février dans la Seine près du pont de Garigliano. Selon une source proche de l'enquête, les premiers résultats de l'autopsie ont montré que la mannequin était morte par "submersion rapide sans traces de violences", son corps ayant apparemment séjourné "près d'un mois dans l'eau".
Surnommée "la princesse peule" lorsqu'elle arpentait les podiums, Katoucha Niane a été l'égérie d'Yves Saint Laurent. Fille de l'écrivain et historien Djibril Tamsir Niane, elle est née en 1960 à Conakry, en Guinée. Elle a deux frères et deux soeurs. Au terme de sa carrière de mannequin, elle s'était impliquée dans la lutte contre la pratique ancestrale de l'excision, créant sa propre association, KPLCE (Katoucha pour la lutte contre l'excision). Elle a publié un livre, intitulé Dans ma chair, où elle évoque l'excision dont elle a été victime à l'âge de neuf ans.
D'après agence
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