Une Française séquestrée en Sardaigne

le 01 mars 2008 à 15h29 , mis à jour le 03 mars 2008 à 18h52

Martine Boublil a été détenue plusieurs semaines dans une pièce remplie d'immondices. Elle pourrait être rapatriée en France dès la semaine prochaine.

TF1-LCI © TF1-LCI

Elle a été détenue dans des conditions d'hygiène déplorables dans une maison de Sardaigne par des membres de l'église de Scientologie. Une Française de 48 ans, libérée fin janvier par la police italienne, va "être rapidement rapatriée en France", ont indiqué samedi des sources diplomatiques françaises à Rome. "Le Consulat de France à Rome suit cette affaire depuis le début en collaboration étroite avec les autorités italiennes et Martine Boublil sera rapidement rapatriée en France", ont affirmé ces sources.
 
La police de Nuoro (centre-est de la Sardaigne), qui l'avait libéré, a précisé que Martine Boublil "était toujours hospitalisée mais qu'elle pourrait quitter la Sardaigne la semaine prochaine". La préfecture de Nuoro avait été alertée par un coup de téléphone faisant état d'appels à l'aide provenant d'une maison de campagne située sur le mont Ortobene, près de Nuoro.
 
Quatre Français arrêtés puis libérés
 
Les policiers avaient découvert le 21 janvier Martine Boublil, soeur de Claude Boublil, un important membre de l'église de Scientologie en France, enfermée dans une pièce remplie d'immondices. D'abord présentée comme d'origine tunisienne, elle avait été retrouvée demi-nue et dormant sur un matelas infesté de vermine, selon la police locale.
  
Quatre Français, une femme et trois hommes, présentés comme des membres de la Scientologie et soupçonnés d'avoir retenu Martine Boublil contre son gré, avaient alors été arrêtés, avait indiqué à l'époque un porte-parole de la préfecture de police locale. Ces quatre personnes ont été libérées il y a dix jours et sont depuis rentrées en France, a-t-on précisé samedi de même source.

Son frère dément

Le Dr Claude Boublil, son frère, lui-même scientologue, a récusé lundi les accusations de sa soeur. Pour lui, il s'agit d'une "affaire privée familiale". "Ma soeur Martine était très perturbée, nous venions de perdre notre mère", écrit-il, soulignant qu'"elle a dû subir deux hospitalisations en psychiatrie dans la région parisienne". "Je suis moi-même médecin et je voulais lui éviter si possible la camisole chimique et ses effets dévastateurs sur l'organisme (...) et les recherches de solutions alternatives ont été infructueuses", ajoute-t-il.

Il affirme que sa soeur refusait d'être internée et qu'il a cherché "à l'aider à retrouver ses esprits dans un environnement calme". Selon lui, en Sardaigne, sa soeur "allait graduellement mieux". "Malheureusement (...), la police est intervenue et ma soeur a dû être hospitalisée à nouveau dans le service de psychiatrie d'un hôpital général", écrit encore le Dr Boublil. Interrogé sur ses fonctions au sein de l'Eglise de Scientologie, il dit n'en avoir "aucune" et se qualifie de "simple paroissien".

(D'après agence)

le 01 mars 2008 à 15:29
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2 Commentaires

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  • Layat, le 01/03/2008 à 16h06

    Et apres on va nous dire que que la scientologie n'est pas une secte qu'attend on por l'interdire

  • Lauire, le 01/03/2008 à 15h43

    Et on a osé dire que les sectes étaient un non problème en France!

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