Image d'archives © LCILa missive dactylographiée est arrivée à la rédaction de Paris Match en milieu de semaine dernière. Cette lettre, commente ce matin la radio RTL qui a eu connaissance du document, est signée de la Fraction nationaliste armée révolutionnaire. Elle est estampillée d'un logo "constitué d'une kalachnikov, d'une étoile blanche et d'un cercle rouge sur fond noir". Son auteur, qui assume le qualificatif de "terroriste", revendique huit attentats et deux tentatives contre des radars automatiques en Ile-de-France.
Il réclame une nouvelle fois "4 millions d'euros de rançon à l'Etat", "une exigence qui n'a rien de mercantile", explique le responsable de la Fnar qui souhaite en vrac "l'expulsion de tous les clandestins, une relance de la natalité, une baisse de la répression et de la fiscalité". "Le gouvernement ne nous a pas pris au sérieux, nous allons être contraints de choisir des cibles plus dangereuses pour les personnes et d'utiliser des appareils plus puissants", poursuit la Fnar, citée par RTL.
Le dernier radar fixe à avoir été détruit à l'explosif, dans la nuit du 5 mars, était situé sur la RN2, à l'entrée du village de Péroy-les-Gombries, près de Senlis, dans l'Oise. Quelques heures plus tard, Paris-Match recevait la missive évoquée par RTL. MIssive qui sera publiée dans son numéro de jeudi. Dans deux courriers adressés en septembre et octobre au ministère de l'Intérieur, la Fnar avait déjà réclamé une rançon de plusieurs millions d'euros et exigé un abaissement de la fiscalité.
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