Image d'archives © TF1/LCIC'est une première depuis 2002. Une cellule de jeunes militants du FLNC-Union des combattants (FLNC-UC), auteurs présumés d'une dizaine d'attentats visant des bâtiments publics, a été entièrement démantelée en Corse.
Sept militants, âgés de 18 à 27 ans, membres présumés de cette cellule, interpellés lundi dans la région d'Ajaccio, ont été mis en examen vendredi notamment pour "association de malfaiteurs" pour une série de 12 attentats perpétrés dans l'île en 2007 et 2008, par les juges anti-terroristes, Thierry Fragnoli et Gilbert Thiel. Ils ont été placés en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention (JLD) conformément aux réquisitions du parquet.
"Dur et très incontrôlable"
Le parquet décrit ces militants comme "incontrôlables et sans limite". L'un d'entre eux, aujourd'hui âgé de 27 ans, considéré comme le chef, a été en outre mis en examen pour "complicité de tentative d'assassinat par instruction". Il avait déjà été condamné en 2000 à deux ans de prison avec sursis pour détention d'explosifs en 1998 et était devenu le premier mineur condamné en corse pour des faits terroristes.
C'est lui qui, en liaison avec la hiérarchie du FLNC-UC, aurait recruté les autres membres de la cellule. Un autre jeune, âgé de 20 ans, présenté comme son second, est poursuivi pour "tentative d'assassinat". Décrit comme "dur et très incontrôlable", il aurait de lui-même pris l'initiative des actions les plus violentes. Lors de sa garde à vue, il a reconnu avoir mitraillé le tribunal d'Ajaccio, le 20 février 2008. Un projectile s'était alors fiché dans le portefeuille d'un CRS. Il a reconnu aussi avoir lancé une grenade dans la cour de la préfecture de Région le 20 décembre 2007. Deux gendarmes étaient à proximité de la déflagration. Pour le parquet, "le but de ces attentats était clairement de tuer".
"Des actions susceptibles d'entraîner la mort"
Deux autres militants, soupçonnés d'avoir participé à l'une ou l'autre de ces deux actions, ont été interpellés jeudi et vendredi en Corse et transférés à Paris. Ils doivent être présentés dimanche et lundi à des juges antiterroristes après ouverture d'une information judiciaire.
Cinq autres militants ont été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste constituée pour commettre des actions susceptibles d'entraîner la mort". Un renseignement concernant la présence d'armes, d'explosifs et de voitures volées dans un box clandestin d'Ajaccio est à l'origine de cette enquête. A partir de surveillance du box, de communications téléphoniques et d'analyse ADN, les enquêteurs ont remonté la piste des membres de la cellule.
En garde à vue, ils ont reconnu leur participation à douze attentats. Outre le mitraillage du tribunal d'Ajaccio et la grenade à la préfecture, les militants auraient notamment participé à un tir de roquette le 15 septembre contre la gendarmerie d'Aspretto ainsi qu'à deux autres mitraillages du TGI les 14 décembre 2007 et 12 janvier 2008. Ils seraient également les auteurs d'un double attentat commis le 23 décembre contre la trésorerie d'Ajaccio et la caserne de gendarmerie Battesti. Le FLNC dit "Union des combattants" (FLNC-UC) est l'une des principales organisations indépendantistes clandestines en Corse.
(D'après agence)
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