© TF1-LCIQui a tué la jeune Sussanna Zetterberg ? Les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire (PJ) parisienne exploitent, "parmi d'autres pistes", celle d'un "possible maniaque sexuel circulant dans un taxi", qui peut être "vrai ou faux", selon des sources proche du dossier. Ils répertorient les agressions de ce type survenues en région parisienne ces derniers mois.
L'une d'elles, en février, retient leur attention selon ces sources : une autre jeune suédoise avait alors été violée et abandonnée vivante à Marly (Yvelines). Elle avait aussi emprunté un taxi en région parisienne avant d'être abandonnée après avoir été violée par le chauffeur de ce véhicule. Cette affaire "ne présente pour l'heure pas de similitudes exactes" avec celle de Susanna, a-t-on fait valoir de mêmes sources, "mais il y a des éléments troublants". La victime de Marly, qui devra être entendue par la police, était par exemple brune, alors que Susanna est blonde, selon ces sources.
"Pas l'air net"
Les policiers ont également entendu et devaient encore entendre les responsables et clients de la boîte de nuit parisienne "La Scala", rue de Rivoli, où Sussanna a été vue pour la dernière fois dans la nuit de vendredi à samedi. Selon ces sources, la jeune Suédoise a averti par texto une amie, peu avant sa disparition, qu'elle rentrait "en taxi" à son domicile parisien. Elle lui a également fait part dans ce texto, a-t-on ajouté de mêmes sources, de sa méfiance envers le chauffeur qui, selon elle, "n'avait pas l'air net". Depuis, n'ayant plus de nouvelle, cette amie avait alerté la police de sa disparition samedi matin.
"Il faut être prudent dans cette affaire et ne rien privilégier", ont prévenu les mêmes sources. Le corps de Sussanna a été découvert samedi en fin de matinée par un promeneur, au bord d'un chemin situé en forêt de Chantilly, entre Senlis et Chantilly. La victime a été retrouvée "sur le ventre, habillée, en partie brûlée et les mains menottées derrière le dos", a précisé mardi le substitut du procureur de Senlis, Etienne Legarigue de Survilliers. Le magistrat a annoncé mardi le dessaisissement du parquet de Senlis au profit de celui de Paris. L'enquête, confiée dans un premier temps à la gendarmerie de Senlis, a été transmise à la criminelle.
La jeune femme portait de nombreuses traces de coups, dont un mortel au thorax donné avec un couteau, selon les premiers résultats de l'autopsie pratiquée lundi. Les résultats d'autres examens complémentaires sont attendus, a-t-on indiqué de source proche du dossier, afin de déterminer les circonstances exactes de la mort. Aucune trace de violence sexuelle n'a été relevée en l'état des investigations. Mais, selon le substitut, le corps a été en partie brûlé vraisemblablement pour faire disparaître des indices. La victime étudiait le français à l'université de la Sorbonne à Paris. La police a entrepris une "enquête de voisinage, d'environnement et de personnalité". L'ambassade de Suède à Paris a précisé mardi à l'AFP que les parents de cette jeune Suédoise avaient fait, le même jour, le déplacement à Paris pour identifier le corps.
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