La thèse du déni de grossesse remise en cause

Par S.M, le 18 avril 2008 à 09h37 , mis à jour le 18 avril 2008 à 10h08

Un collège d'experts-psychiatres qui a rencontré celle qui a tué 3 nouveau-nés déclare qu'elle a "toujours gardé sa maîtrise parfaite d'elle-même dans la dissimulation de la grossesse".

L'épouse Courjault à Tours le 22 août 2006. TF1/LCIL'épouse Courjault à Tours le 22 août 2006 © TF1/LCI

La thèse du déni de grossesse évoquée par les avocats de Véronique Courjault est-elle écartée? C'est ce que semble confirmer le rapport d'un collège d'experts psychiatriques dont Le Figaro a pris connaissance. Quatre experts psychiatres ont rencontré Véronique Courjault à la maison d'arrêt d'Orléans. Dans un rapport, ils écrivent : "Elle est toujours restée au contact de la réalité, y compris de la réalité des trois grossesses dissimulées". A l'issue de quatre longs entretiens avec celle qui est accusée d'avoir tué trois nouveau-nés, un premier collège d'experts a relevé que la meurtrière présumée "se comporte plus en spectatrice passive et neutre qu'en auteur des faits incriminés, s'exprimant avec un certain détachement affectif et émotionnel", écrit le quotidien.
 
En conclusion, les docteurs Fanny Puel-Métivier et Jean-Michel Masson estiment que "Véronique Courjault n'est pas psychotique" et soulignent qu'elle a "toujours gardé sa maîtrise parfaite d'elle-même dans la dissimulation de la grossesse", écrit Le Figaro. Les experts précisent aussi : "son pouvoir de dissimulation est extrêmement fort, au point d'être parvenu à tromper son entourage immédiat, y compris, son mari et une sœur de ce dernier qui est médecin de formation".
 
Contre-expertise
 
De leur côté, les avocats de la défense ont demandé une contre-expertise au juge Marie-Dominique Boulard-Paolini. Les experts-psychiatres Paul Bensussan et Serge Brion ont alors rencontré Véronique Courjault à deux reprises, explique le quotidien. Ils ont diagnostiqué chez elle une "capacité de clivage (...) lui permettant d'isoler les expériences traumatiques ou anxiogènes du reste de la vie psychique", poursuit le journal.
 
Les psychiatres décrivent une "personnalité franchement pathologique avec des mécanismes prévalant de type psychotique" et relèvent : " Véronique Courjault n'était pas atteinte au moment des faits d'un trouble ayant aboli le contrôle de ses actes, mais les distorsions dans son rapport avec la réalité peuvent avoir altéré son discernement".

Par S.M le 18 avril 2008 à 09:37
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3 Commentaires

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  • Soso, le 06/08/2009 à 16h41

    On ne peut juger la justice sans avoir assisté aux débats. Il me semble important de réagir en connaissance de cause, c'est bien trop facile de juger sans connaître le déroulement des débats. Ce n'est pas si simple...

  • Seb95, le 18/06/2009 à 20h36

    Quelle injustice!!! 8ans seulement pour un triple homicide, c'est honteux. La justice française peut avoir honte d'elle même.

  • Michel, le 11/06/2009 à 21h20

    Moi je trouve cela injuste, cette femme doit être punie pour ces acte car on peut ressentir la grossesse il y a plusieurs simptôme qui font savoir ou nous faire réfléchir. même si on ne sait pas que on est enceinte mais en sais que nous avons un bébé dans les mains et pour moi c vraiment quelque chose qui me fait mal au coeur cette femme doit être jugé pour ces actes

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