Les forces de l'ordre devant la gendarmerie de Draguignan © LCIComme annoncé samedi pour le procureur, le gendarme qui a abattu un homme vendredi soir durant son évasion de la gendarmerie de Draguignan devrait être en examen pour homicide volontaire. La garde à vue du gendarme, qui a été relevé de ses fonctions par sa hiérarchie, avait été prolongée samedi soir. L'autopsie de la victime, atteinte par trois des sept balles tirées par le gendarme, sera pratiquée lundi à l'hôpital Font-Pré à Toulon. Selon la procédure pénale, le gendarme, après sa mise en examen, devrait comparaître devant un juge des libertés et de la détention qui décidera de le placer en détention ou sous contrôle judiciaire.
Ce drame a provoqué la colère de la communauté des gens du voyage qui samedi avait manifesté devant la compagnie de gendarmerie puis devant le palais de justice. Et dans la nuit, trois véhicules ont été entièrement détruits et un quatrième endommagé dans la cour de la gendarmerie de Brignoles dans un incendie qui s'est produit à 2h15 et n'a pas fait de victimes. Aucune suspect n'est pour le moment dans le viseur des enquêteurs, mais les gendarmes ont indiqué que des morceaux de tissu avaient été retrouvés sous les véhicules incendiés, confirmant une piste criminelle.
Recherché dans une affaire d'agression à main armée
Pour accéder aux véhicules stationnés dans la cour, le ou les auteurs ont vraisemblablement franchi la clôture du casernement d'une hauteur de 2 m à moins que les chiffons aient été jeté par dessus, ce qui paraît peu probable aux enquêteurs. Dès l'alerte donnée un détachement de surveillance et d'intervention de la gendarmerie mobile, appuyé par un hélicoptère muni d'un projecteur, avait été mobilisé dans le secteur de Brignoles. Aucune interpellation n'avait été effectuée dimanche en fin de matinée. Craignant d'autres débordements, la gendarmerie du Var a élargi la sécurité de tous les casernements dans le département.
L'homme abattu, sans profession, appartenait à la communauté des gens du voyage et vivait dans un campement à Brignoles. Vendredi soir, il a été tué alors qu'il s'évadait, menotté, de la compagnie de Draguignan où il avait été transféré après avoir été interpellé jeudi à Brignoles à la faveur d'un pointage dans le cadre du contrôle judiciaire dont il faisait l'objet. Il était recherché dans une affaire d'agression à main armée et séquestration d'un chauffeur routier, dans laquelle trois personnes avaient été écrouées.
Les gendarmes ont le droit de faire usage de leurs armes |
Les gendarmes ont le droit de faire usage de leurs armes, après sommations, dans le cadre d'évasions, a confirmé dimanche le Sirpa Gendarmerie. Selon le lieutenant colonel Pierre Bouquin, du Service d'information et de relations publiques de la Gendarmerie nationale, les gendarmes obéissent à une réglementation spécifique pour faire usage de leurs armes dans le cadre d'évasions qui est inscrite dans l'article 2338-3 du code de la Défense. Contrairement aux policers qui ne peuvent utiliser leurs armes qu'en cas de légitime défense, les gendarmes peuvent aussi avoir l'usage de leurs armes lorsque les personnes qu'ils ont invitées à s'arrêter et après sommations, cherchent à échapper à leur garde et ne peuvent être arrêtées qu'avec usage d'armes. |
D'après agence
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