© TF1-LCI/R.BousquetAlors que certains témoins et proches de la victime mettent en cause la police française, une information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte mardi par la parquet de Grasse pour faire la lumière sur les causes du décès, vendredi, d'un homme de 22 ans lors de son transfert au commissariat après une interpellation, a indiqué le procureur de la République de Grasse. Les conclusions de l'autopsie menée mardi par trois médecins légistes "ne sont pas décisives" quant aux raisons de la mort du jeune homme.
Les médecins "évoquent de possibles signes asphyxiques" ainsi qu'une "possible pathologie cardiaque" de la victime, non décelée jusqu'alors, selon le procureur. L'autopsie exclut que le jeune homme soit décédé d'éventuels coups portés par les policiers lors de l'intervention. "L'interpellation menée par les policiers était justifiée, les techniques d'interpellation était justifiées. Ces techniques, qui sont traumatisantes, ont-elles été maîtrisées ? Tout est question de mesure et de dosage. C'est une question à laquelle devra répondre l'instruction", a-t-il précisé.
La Tunisie enquête aussi
De son côté, le parquet de Tunis a aussi ouvert une enquête sur les circonstances dans lesquelles le jeune Tunisien a trouvé la mort vendredi. Un juge d'instruction a adressé une convocation au père de la victime pour l'auditionner et envoyé une commission rogatoire aux autorités françaises.
Ce jeune émigré tunisien de 22 ans est décédé durant son transfert au commissariat de Grasse, après une rixe qui a éclaté lorsque l'homme s'est vu refuser de l'argent dans une agence du Crédit Agricole. Le père de la victime, cité par le quotidien Nice-Matin, a raconté samedi qu'un témoin -qui aurait filmé la scène- a vu le jeune homme littéralement étranglé et jeté dans le coffre de la voiture de police. Une femme, qui participait à la marche silencieuse de dimanche en hommage au jeune homme, a également mis en cause devant la presse la police (lire notre article). Le préfet du département des Alpes-Maritimes avait indiqué que l'homme avait "été victime d'un malaise" et estimé qu'"aucun élément ne (permettait) actuellement de mettre en cause l'action des fonctionnaires" de police.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



