L'homme a été grièvement blessé dans un appartement de Clichy-la-Garenne en manipulant un engin explosif. © TF1/LCILe drame de la nuit dernière pourrait bien mettre un coup d'arrêt au commando anti-radar qui sévit depuis un an en région parisienne. Une violente déflagration s'est produite à minuit trente, la nuit dernière, dans un immeuble de La Poste, situé au numéro 127 de l'avenue Jean-Jaurès à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. Un homme s'est grièvement blessé en manipulant un engin explosif. Selon nos informations, cet homme est un Français âgé de 30 ans. Inconnu des services de police, il travaillait au centre de tri postal de Nanterre. Il a eu les deux mains arrachées dans l'explosion.
Lors de son transfert à l'hôpital, il aurait affirmé faire partie du front anti-radars. Alors que les enquêteurs envisageaient il y a quelques jours qu'une seule et même personne soit derrière la Fnar, on apprenait qu'un autre homme, voisin et ami du blessé, qui travaillait dans le même tri postal, avait été interpellé par la sous-direction antiterroriste (SDAT) et placé en garde à vue. Un ordinateur aurait été saisi chez lui.
"Indices multiples"
Selon la ministre de l'Intérieur, qui réagissait ce matin, il y aurait "des indices multiples" liant l'homme blessé au Fnar. En effet, selon nos informations, les enquêteurs ont trouvé de la littérature d'extrême-droite à son domicile et, surtout, des cartes localisant l'emplacement des radars et du matériel permettant de fabriquer des engins explosifs.
"Trois récipients de l'explosif en question ont été retrouvés dans le réfrigérateur de l'appartement de l'homme, qui a été grièvement blessé en le manipulant", a déclaré mercredi le procureur de Paris. Cet explosif "extrêmement instable" peut être confectionné à partir de produits en vente libre, a-t-il expliqué.
Il s'agirait de TATP (triacétone tripéroxide). Un explosif qui a notamment été utilisé dans le passé par les auteurs des attentats de Londres le 7 juillet 2005, ainsi que par Richard Reid, le Britannique qui avait tenté de faire exploser ses chaussures bourrées d'explosif à bord d'un vol Paris-Miami le 22 décembre 2001.
Toujours selon nos informations, il s'agirait des mêmes explosifs que ceux utilisés depuis un an contre une douzaine de radars automatiques dans l'Oise, le Val d'Oise et les Yvelines. Selon une source policière, il est encore trop tôt pour dire si l'ADN de l'homme blessé correspond à celui récupéré par les policiers scientifiques sur des morceaux de l'avant dernier radar explosé et sur des explosifs du dernier radar explosé. ADN qui serait également présent sur des courriers, notamment sur la lettre envoyée à Paris Match.
Dans ces courriers, au nombre de trois, la FNAR réclamait quatre millions d'euros, l'expulsion de tous les sans papiers, la suppression des radars automatiques et une baisse des impôts. "Nous sommes quasi certains que cet homme fait parti du FNAR", a déclaré mercredi une autre source policière.
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