"Jeudi noir" occupe brièvement un immeuble à Paris

le 01 mai 2008 à 19h51 , mis à jour le 01 mai 2008 à 21h19

Des membres du collectif ont occupé quelques heures un immeuble d'habitation de 5 étages du IXème arrondissement de Paris.

Immeubles anciens à ParisImmeubles anciens à Paris © TF1-LCI

Des membres du collectif Jeudi noir, qui militent pour une régulation des loyers et un meilleur accès des jeunes au logement, ont brièvement occupé jeudi un immeuble d'habitation de cinq étages dans le IXe arrondissement de Paris. Le bâtiment, situé au 16 boulevard Montmartre, appartient, selon le collectif, à un bailleur privé, Gecina. Les militants avaient pris possession de l'immeuble en milieu d'après-midi. Ils ont quitté les lieux dans le calme peu après 20 heures à la demande des policiers, massés en nombre devant l'immeuble et qui avaient reçu une demande du propriétaire pour les expulser. La police n'a procédé à aucune interpellation.

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Jeudi noir a choisi d'occuper ce vaste bâtiment de style néo-classique car il était "vide depuis trois ans", a expliqué Julien Bayou, un des animateurs du collectif. "Le bailleur se passe de loyers", a-t-il ironisé. Dans une ambiance festive, les militants ont déployé plusieurs banderoles sur la façade de l'immeuble rebaptisé "Cité Valérie Pécresse", sur lesquelles on pouvait notamment lire "Boutin barratin" et "136.000 logements vides à Paris, 50 de moins". Aux abors de l'immeuble, quelque 40 fourgons de policiers et de gendarmes mobiles avaient pris place, entraînant la fermeture d'un café adjacent et une courte interruption de la circulation sur le boulevard.

Plusieurs représentants d'organisations étudiantes (Unef, Fage, Fac verte), de partis politiques (MJS, jeunes Verts, JCR) ou encore d'Attac participaient à cette "réquisition", selon Julien Bayou. "La réquisition n'est pas la panacée mais il faut se bouger, on en appelle à Christine Boutin", la ministre du Logement, a-t-il ajouté, regrettant le "manque de volonté politique" à enrayer la crise du logement. Pour les militants, "le gouvernement encourage la spéculation, avantage encore et toujours les propriétaires, alors qu'il vend des HLM et refuse toujours le contrôle des salaires". "C'est une opération réussie, médiatiquement ça permet de poser le problème", a estimé un des militants présents, après l'évacuation. 

D'après agence

le 01 mai 2008 à 19:51
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1 Commentaires

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  • Jean, le 31/10/2009 à 21h57

    C'est une action qui a le mérite d'attirer l'attention sur un problème humain, particulièrement grave; elle est tout à fait légitime et conforme à un idéal de justice et d'équité dont le pouvoir politique n'a que faire. 2000 m2, qui, depuis 45 ANS sont vides, ne servent à rien, ni à personne, c'est super biien ciblé et tant mieux si çà dérange les politiques qui peuvent et ne font rien.

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