Immeubles anciens à Paris © TF1-LCIDes membres du collectif Jeudi noir, qui militent pour une régulation des loyers et un meilleur accès des jeunes au logement, ont brièvement occupé jeudi un immeuble d'habitation de cinq étages dans le IXe arrondissement de Paris. Le bâtiment, situé au 16 boulevard Montmartre, appartient, selon le collectif, à un bailleur privé, Gecina. Les militants avaient pris possession de l'immeuble en milieu d'après-midi. Ils ont quitté les lieux dans le calme peu après 20 heures à la demande des policiers, massés en nombre devant l'immeuble et qui avaient reçu une demande du propriétaire pour les expulser. La police n'a procédé à aucune interpellation.
Une riche propriétaire réclame 460.000 euros à ses ex-squatteurs
La propriétaire d'un immeuble du VIe arrondissement de Paris demande plus de 460.000 euros en justice à huit étudiants qui l'ont occupé sans payer durant 15 mois en 2008 et 2009.
Publié le 29/11/2010
Jeudi noir a choisi d'occuper ce vaste bâtiment de style néo-classique car il était "vide depuis trois ans", a expliqué Julien Bayou, un des animateurs du collectif. "Le bailleur se passe de loyers", a-t-il ironisé. Dans une ambiance festive, les militants ont déployé plusieurs banderoles sur la façade de l'immeuble rebaptisé "Cité Valérie Pécresse", sur lesquelles on pouvait notamment lire "Boutin barratin" et "136.000 logements vides à Paris, 50 de moins". Aux abors de l'immeuble, quelque 40 fourgons de policiers et de gendarmes mobiles avaient pris place, entraînant la fermeture d'un café adjacent et une courte interruption de la circulation sur le boulevard.
Plusieurs représentants d'organisations étudiantes (Unef, Fage, Fac verte), de partis politiques (MJS, jeunes Verts, JCR) ou encore d'Attac participaient à cette "réquisition", selon Julien Bayou. "La réquisition n'est pas la panacée mais il faut se bouger, on en appelle à Christine Boutin", la ministre du Logement, a-t-il ajouté, regrettant le "manque de volonté politique" à enrayer la crise du logement. Pour les militants, "le gouvernement encourage la spéculation, avantage encore et toujours les propriétaires, alors qu'il vend des HLM et refuse toujours le contrôle des salaires". "C'est une opération réussie, médiatiquement ça permet de poser le problème", a estimé un des militants présents, après l'évacuation.
D'après agence
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