Les premières images de l'accident de car près de Blois, le 23 mai 2008 © LCIUn terrible accident s'est produit dans la nuit de jeudi à vendredi au niveau de Suèvres près de Blois, dans le Centre. Sept personnes sont mortes dans l'accident d'un autocar français transportant des ressortissants marocains sur l'autoroute A10. L'accident a également fait 25 blessés, dont huit grièvement. Pendant plusieurs minutes, la préfecture a annoncé la mort d'un huitième passager, avant de revenir sur un bilan de sept tués.
L'autocar, qui transportait 32 personnes, dont les deux chauffeurs, roulait dans le sens province-Paris lorsqu'il est venu s'encastrer, peu avant 3 heures et alors que la météo était bonne et le trafic faible, dans une pile de pont sur le bord de l'autoroute, après s'être déporté sur la droite pour une raison inconnue. Le plan ORSEC a été déclenché. Les opérations de secours ont mobilisé 140 pompiers et 25 gendarmes. Trois hélicoptères ont également été mobilisés pour évacuer des blessés. Quatorze d'entre eux ont été transportés vers les hôpitaux de Blois, Tours et Orléans. En début d'après-midi, quatre blessés graves avaient un "pronostic vital engagé", selon les médecins. Deux blessés légers ont pu quitter l'hôpital dans la journée.
L'état du véhicule, dont la moitié avant a été totalement écrasée contre la pile du pont, semble indiquer qu'il roulait à vive allure au moment de l'accident. "Le choc a été d'une extrême violence", a souligné le ministre des Transports Dominique Bussereau, qui s'est rendu sur les lieu de l'accident en début de matinée. Il a précisé qu'une double enquête, judiciaire et technique, allait être être ouverte. "Une des hypothèses possibles est celle de l'endormissement du chauffeur, qui est décédé dans l'accident", a indiqué le préfet du Loir-et-Cher, présent lui aussi sur les lieux. Le préfet a toutefois souligné qu'aucune piste n'était écartée pour expliquer l'accident, qui s'est produit par temps sec et alors que la circulation était faible. Les enquêteurs vont notamment vérifier l'état mécanique du car, qui tractait une remorque. Le car mis en circulation en 1997 ne disposait pas de ceintures de sécurité, qui n'ont été obligatoirement installées sur les véhicules neufs qu'à partir de 1999.
Selon les premières constatations des gendarmes, le dernier relai entre ses deux chauffeurs a apparemment eu lieu à Ruffec, près d'Angoulême à environ deux heures de route du lieu de l'accident. Le car affrété par la société de transport Aziz, basée à Evreux (Eure), se rendait sur Paris. L'autoroute a été neutralisée entre Blois et Mer dans le sens Province-Paris. Les corps des tués ont été transportés dans une chapelle ardente installée à la mairie de Suèvres, où l'ambassadeur du Maroc en France s'est rendu dans la matinée avant d'aller visiter les blessés les plus légers hospitalisés à Blois. Le roi Mohammed VI du Maroc a par ailleurs annoncé qu'il allait prendre personnellement en charge les soins aux blessés et les frais de rapatriement des dépouilles des Marocains tués.
D'après agence
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