Les associations maintiennent la pression

le 25 juin 2008 à 08h05 , mis à jour le 25 juin 2008 à 08h09

Dénonçant "la politique du chiffre" du gouvernement responsable, selon elles, du drame du centre de rétention de Vincennes, des associations ont manifesté mardi.

Policiers au centre de rétention de Vincennes après l'incendie (24 juin 2008)Policiers au centre de rétention de Vincennes après l'incendie (24 juin 2008) © TF1/LCI

La polémique sur les responsabilités dans l'incendie du centre de rétention de Vincennes a enflé mardi, entre un gouvernement inflexible sur sa politique d'immigration et des associations qui la tiennent pour cause première du sinistre. Deux cents personnes ont ainsi manifesté en fin d'après-midi devant le centre, pour protester contre "la politique du chiffre" (des expulsions) du gouvernement Sarkozy.

Portant une banderole proclamant "assez de morts, régularisation des sans-papiers", les manifestants se sont regroupés devant un cordon de CRS. Des porte-parole des associations organisatrices, notamment le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), l'Union des travailleurs immigrés tunisiens, la CGT, et plusieurs collectifs ont tour à tour dénoncé "la responsabilité du gouvernement dans la mort d'un retenu" qui a "conduit à l'incendie volontaire du centre".

"Du dégoût et de la colère"

Le président du Mrap, Mouloud Aounit, énumérant les cas de quatre sans-papiers morts récemment en voulant fuir la police, a estimé "intolérable que des gens qui fuient des pays mouroir meurent dans des conditions dramatiques en France". Selon lui,  "ces quatre sans-papiers morts sur le sol de France ne figurent pas le tableau de chasse de M. Hortefeux, nous avons du dégoût et de la colère pour ce gouvernement qui affiche clairement son tableau de chasse des immigrés". Il a demandé la régularisation des sans-papiers, la fermeture des centres de rétention administrative et "la création d'une commission d'enquête indépendante sur la mort du sans-papiers tunisien malade de 41 ans au centre de rétention de Vincennes".

L'autopsie, comme les premières constatations médicales ont montré que l'homme est décédé "d'une crise cardiaque", selon une source proche de l'enquête. Au moment de l'incendie, le centre de rétention de Vincennes, le plus grand de France, comptait 249 retenus pour une capacité de 280 places.

D'après agence

le 25 juin 2008 à 08:05
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