Calme tendu à Vitry-Le-François

le 16 juin 2008 à 07h34 , mis à jour le 16 juin 2008 à 20h56

Après les affrontements de la nuit de samedi à dimanche, des forces de police étaient restées en nombre dans la ville. Les habitants restent sous le choc.

Vitry-le-François MarneVitry-le-François, dimanche matin © TF1/LCI

Les violences du week-end ne se sont pas reproduites. La nuit de dimanche à lundi a été tranquille à Vitry-Le-François, cette petite ville de la Marne théâtre de heurts entre des jeunes et des forces de l'ordre. Mais les habitants restent traumatisés par cette éruption de violence inédite. Dimanche encore, les carcasses des voitures vandalisées et incendiées étaient visibles dans les rues et les forces de l'ordre présentes sur les lieux des affrontements.

A l'origine des heurts : la mort d'un jeune homme tué par balle dans la soirée de samedi. L'arrestation de l'auteur présumé du coup de feu, âgé de 23 ans, près du domicile de ses parents aux premières heures de dimanche aurait aussitôt dégénéré en violences entre une cinquantaine de personnes, "des jeunes forts violents et des moins jeunes", selon la préfecture, et les forces de l'ordre. Les heurts auraient duré jusqu'au matin. Bilan : neuf blessés, une soixantaine de véhicules et plusieurs conteneurs à poubelles incendiés. Selon le procureur, la mort du jeune homme samedi soir serait liée à un trafic de drogue.

La journée de dimanche a été consacrée au nettoyage des traces des violences. Dans la gare, entièrement saccagée, des planches en bois ont été fixées contre les vitres des guichets qui n'avaient pas résisté aux coups des battes de base-ball. Dimanche après-midi, une marche silencieuse a été organisée dans le calme jusqu'au lieu du coup de feu mortel, dans le quartier du Hamois, au nord de la ville. En tête, la mère de la victime, en pleurs et portant une photographie de son fils, était suivie par environ 300 personnes, des habitants et des proches. Après la marche, de nombreux jeunes se sont retrouvés en fin d'après-midi dans leur quartier de Rome-Saint-Charles, assis par petits groupes, devant les immeubles, dans une ambiance tendue. Non loin, une dizaine de fourgons de gendarmes mobiles s'étaient positionnés pour la nuit.

D'après agence

le 16 juin 2008 à 07:34
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