Le chauffeur du car nie être passé au rouge

le 03 juin 2008 à 12h01 , mis à jour le 04 juin 2008 à 10h20

Sa garde à vue entamée mardi matin a été prolongée mercredi alors que des témoignages mettent en cause sa responsabilité.

Car scolaire heurté par un TER en Haute-Savoie (2 juin 2008)Car scolaire heurté par un TER en Haute-Savoie (2 juin 2008) © TF1/LCI

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La garde à vue du chauffeur du car scolaire qui a été percuté lundi par un TER à un passage à niveau d'Allinges - un accident qui a provoqué la mort de 7 collégiens et a également fait 25 blessés dont 3 graves - a été prolongée mercredi matin. L'audition de cet homme, âgé d'une cinquantaine d'années, a débuté mardi dans les locaux de la brigade de recherche de Thonon-les-Bains.

Si rien n'a filtré pour l'heure sur le contenu de l'audition proprement dite, le chauffeur a d'ores et déjà affirmé à son employeur qu'il n'avait pas franchi le passage à niveau "quand les voyants étaient au rouge". C'est ce qu'a déclaré ce dernier, Gilbert Froissard, président de la compagnie des bus Philippe, qui avait rencontré son chauffeur peu après l'accident. Gilbert Froissard, dont la compagnie est basée à Thonon-les-Bains, a décrit par ailleurs son employé comme "une personne d'expérience", ayant "20 ans d'ancienneté" dans le métier et "14 ans dans son entreprise", soulignant : "Il s'agit de notre chauffeur le plus prudent", doté d'une "grande conscience professionnelle", fort "apprécié" par les clients et qui "ne buvait pas d'alcool".

Témoignages contradictoires

Une automobiliste interrogée sur France info, témoin des faits, avait pourtant affirmé dès lundi que le conducteur du bus s'était engagé sur le passage alors que la signalisation lumineuse automatique était au rouge. "Le train arrivait et a coupé le bus en deux. Les clignotants rouges étaient déjà allumés avant que j'arrive et il s'est engagé quand même quand les barrières étaient en train de se fermer", avait-elle raconté.

Les témoignages divergent donc et lors de l'annonce de la garde à vue du chauffeur, à la question de savoir si la responsabilité de ce dernier pouvait être évoquée, le procureur de la République de Thonon a répondu prudemment : "Non au stade actuel de l'enquête", avant d'ajouter : "nous ne disposons de certitude ni dans un sens, ni dans un autre".

Car si la responsabilité du chauffeur a été mise en avant, certains riverains rappellent pour leur part que ce passage à niveau est dangereux, qu'il est étroit et qu'il a la forme d'une cuvette, ce qui a dû entraîner l'immobilisation du véhicule au milieu de la voie ferrée alors que le TER surgissait. Pour tenter d'établir l'enchaînement des faits, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative parallèlement à une enquête judiciaire.

D'après agence

le 03 juin 2008 à 12:01
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5 Commentaires

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  • Corsi, le 03/06/2008 à 21h52

    Enfin les faits sont là ! s'il n'était pas passé on en saurait pas là avec la mort de ces enfants.

  • Christian, le 03/06/2008 à 20h32

    J'ai été conducteur de trains pendant 30 ans et j'en ai vu des conducteurs passer en chicane les demies barrieres. Alors malheureusement ce n'est pas un feu rouge clignotant qui les arrete. Beaucouop oublie que ce feu à la même signification que le feu rouge des feux tricolores. Cela ne m'étonnerai pas que celui ci soit passé au rouge.

  • Basthi, le 03/06/2008 à 19h11

    Franchement, si les barrières étaient repositionnées à 10 ou 15 m de chaque côté de la voie, ceux qui se font piéger auraient leur vie sauve. Et c'est pas bien cher à mettre en oeuvre... Basthi

  • Fanchon, le 03/06/2008 à 19h04

    Ce ne sont pas les passages à niveau qui sont dangereux ce sont les français.Dans les pays sous -dévelopés ou il y a moins de protection les gens font attention;mais ici on est tellement surprotégés que personne ne fait attention à rien. et il faut toujours mettre sur le dos de quelqu'un sauf le responsable bien sur.

  • Jaja, le 03/06/2008 à 16h15

    Que c'est triste. Mais quand supprimera t-on tous ses passages à niveaux !!!

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