Car scolaire heurté par un TER en Haute-Savoie (2 juin 2008) © TF1/LCIVous étiez présent lors de l'accident, vous pouvez témoigner, vous avez des images : contactez-nous
La garde à vue du chauffeur du car scolaire qui a été percuté lundi par un TER à un passage à niveau d'Allinges - un accident qui a provoqué la mort de 7 collégiens et a également fait 25 blessés dont 3 graves - a été prolongée mercredi matin. L'audition de cet homme, âgé d'une cinquantaine d'années, a débuté mardi dans les locaux de la brigade de recherche de Thonon-les-Bains.
Si rien n'a filtré pour l'heure sur le contenu de l'audition proprement dite, le chauffeur a d'ores et déjà affirmé à son employeur qu'il n'avait pas franchi le passage à niveau "quand les voyants étaient au rouge". C'est ce qu'a déclaré ce dernier, Gilbert Froissard, président de la compagnie des bus Philippe, qui avait rencontré son chauffeur peu après l'accident. Gilbert Froissard, dont la compagnie est basée à Thonon-les-Bains, a décrit par ailleurs son employé comme "une personne d'expérience", ayant "20 ans d'ancienneté" dans le métier et "14 ans dans son entreprise", soulignant : "Il s'agit de notre chauffeur le plus prudent", doté d'une "grande conscience professionnelle", fort "apprécié" par les clients et qui "ne buvait pas d'alcool".
Témoignages contradictoires
Une automobiliste interrogée sur France info, témoin des faits, avait pourtant affirmé dès lundi que le conducteur du bus s'était engagé sur le passage alors que la signalisation lumineuse automatique était au rouge. "Le train arrivait et a coupé le bus en deux. Les clignotants rouges étaient déjà allumés avant que j'arrive et il s'est engagé quand même quand les barrières étaient en train de se fermer", avait-elle raconté.
Les témoignages divergent donc et lors de l'annonce de la garde à vue du chauffeur, à la question de savoir si la responsabilité de ce dernier pouvait être évoquée, le procureur de la République de Thonon a répondu prudemment : "Non au stade actuel de l'enquête", avant d'ajouter : "nous ne disposons de certitude ni dans un sens, ni dans un autre".
Car si la responsabilité du chauffeur a été mise en avant, certains riverains rappellent pour leur part que ce passage à niveau est dangereux, qu'il est étroit et qu'il a la forme d'une cuvette, ce qui a dû entraîner l'immobilisation du véhicule au milieu de la voie ferrée alors que le TER surgissait. Pour tenter d'établir l'enchaînement des faits, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative parallèlement à une enquête judiciaire.
D'après agence
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