Car scolaire heurté par un TER en Haute-Savoie (2 juin 2008) © TF1/LCIVous étiez présent lors de l'accident, vous pouvez témoigner, vous avez des images : contactez-nous
Collision d'Allinges : SNCF et RFF mis en examen
En juin 2008, sept collégiens avaient été tués dans la collision entre un TER et un car scolaire. Le drame s'était déroulé à Allinges, en Haute-Savoie.
Publié le 03/02/2012
> Premier témoignage sur la collision d'Allinges |
Que s'est-il passé lundi au passage à niveau d'Allinges, en Haute-Savoie ? La collision entre un TER et un car scolaire a provoqué la mort de sept enfants et fait 22 blessés légers et trois blessés graves, tous des collégiens âgés de 12 à 13 ans. Le car semble être resté bloqué entre les barrières. Dans quelles circonstances ? La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative parallèlement à une enquête judiciaire. L'enquête administrative sera confiée au Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre (BEATT), a précisé aux journalistes la ministre, présente sur les lieux de l'accident en compagnie du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau. L'enquête judiciaire sera confiée à la gendarmerie.
Une équipe d'experts se rendra "dans les prochains jours" sur place, a de son côté précisé Dominique Bussereau. La police technique et scientifique ainsi que la cellule d'identification criminelle de la gendarmerie devaient pour leur part étudier les lieux de l'accident "pendant la nuit". Les chauffeurs du TER et du car, "très choqués", ont déjà été entendus par les enquêteurs, a indiqué la gendarmerie. Alors que de nombreux accidents meurtriers se sont déjà produits par le passé à des passages à niveau, une enquête interne est également annoncée par la SNCF et Réseau ferré de France (RFF).
"Le train arrivait et a coupé le bus en deux"
Le réseau français, le plus dense d'Europe, compte 20.000 passages à niveau, dont 400 jugés à risque en raison du trafic, mais celui impliqué dans l'accident n'en faisait pas partie. Le passage à niveau concerné est de type SAL 2, c'est-à-dire avec une signalisation lumineuse automatique et deux demi-barrières. "Les relevés des écrans de contrôle de ce passage à niveau, qui était télésurveillé, nous indiquent que tout aurait fonctionné normalement jusqu'au moment de l'accident", a d'ores et déjà indiqué une responsable de la SNCF. Ce qu'a confirmé Dominique Bussereau : selon le ministre, "le précédent passage d'un train s'est passé normalement. Sur le train en question, les feux rouges, l'ensemble des choses ont apparemment fonctionné normalement". De son côté, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, également sur les lieux, a indiqué que le TER circulait "à 90 km/h", soit "une vitesse normale".
Une automobiliste interrogée sur France info, témoin des faits, a affirmé pour sa part que le conducteur du bus s'était engagé sur le passage alors que la signalisation lumineuse automatique était au rouge. "Le train arrivait et a coupé le bus en deux. Les clignotants rouges étaient déjà allumés avant que j'arrive et il s'est engagé quand même quand les barrières étaient en train de se fermer", a-t-elle raconté.
Interrogé sur ce sujet lors de l'émission le "talk" Orange-Le Figaro.fr, le Premier ministre, François Fillon, n'a pas voulu trancher mais a souligné : "Il y a un problème de responsabilité du conducteur, il y a un problème aussi de sécurité des passages à niveau qui sont encore trop nombreux dans notre pays. Il faut accélérer la suppression des passages à niveau. C'est un travail difficile, de longue haleine".
D'après agence
Retour MYTF1
Collision d'Allinges : SNCF et RFF mis en examen
Chargement en cours...



