Nicolas Sarkozy à Allinges, sur les lieux de l'accident entre un TER et un car scolaire, le 3 juin 2008 © LCIVous étiez présent lors de l'accident, vous pouvez témoigner, vous avez des images : contactez-nous
> Premier témoignage sur la collision d'Allinges |
Nicolas Sarkozy s'est rendu ce mardi matin sur les lieux de la collision entre un car scolaire et un TER qui a provoqué la mort de sept enfants et fait 22 blessés légers et trois blessés graves, tous des collégiens âgés de 12 à 13 ans. Le chef de l'Etat, accompagné de Xavier Darcos, ministre de l'Education, Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale et député-maire d'Annecy-le-Vieux, s'est recueilli pendant une vingtaine de minutes aux côtés des familles éplorées, dans la chapelle ardente ornée de fleurs blanches où avaient été disposés six des sept cercueils des victimes, le septième enfant étant décédé dans un hôpital de Genève.
Alors que les familles se recueillent, beaucoup de questions demeurent : que s'est-il passé lundi ce passage à niveau d'Allinges, en Haute-Savoie ? Le car semble être resté bloqué entre les barrières. Mais dans quelles circonstances ? La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative parallèlement à une enquête judiciaire. L'enquête administrative sera confiée au Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre (BEATT), a précisé aux journalistes la ministre, présente sur les lieux de l'accident en compagnie du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau. L'enquête judiciaire sera confiée à la gendarmerie.
"Le train arrivait et a coupé le bus en deux"
Les chauffeurs du TER et du car, "très choqués", ont été entendus hier par les enquêteurs, a indiqué la gendarmerie. Alors que de nombreux accidents meurtriers se sont déjà produits par le passé à des passages à niveau, une enquête interne est également annoncée par la SNCF et Réseau ferré de France (RFF). Le réseau français, le plus dense d'Europe, compte 20.000 passages à niveau, dont 400 jugés à risque en raison du trafic, mais celui impliqué dans l'accident n'en faisait pas partie. Le passage à niveau concerné est de type SAL 2, c'est-à-dire avec une signalisation lumineuse automatique et deux demi-barrières. "Les relevés des écrans de contrôle de ce passage à niveau, qui était télésurveillé, nous indiquent que tout aurait fonctionné normalement jusqu'au moment de l'accident", a d'ores et déjà indiqué une responsable de la SNCF. De son côté, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, également sur les lieux, a indiqué que le TER circulait "à 90 km/h", soit "une vitesse normale".
Une automobiliste interrogée sur France info, témoin des faits, a affirmé pour sa part que le conducteur du bus s'était engagé sur le passage alors que la signalisation lumineuse automatique était au rouge. "Le train arrivait et a coupé le bus en deux. Les clignotants rouges étaient déjà allumés avant que j'arrive et il s'est engagé quand même quand les barrières étaient en train de se fermer", a-t-elle raconté. Certains riverains rappellent que ce passage à niveau est dangereux, qu'il est étroit et qu'il a la forme d'une cuvette, ce qui a dû entraîner l'immobilisation du véhicule au milieu de la voie ferrée alors que le TER surgissait.
D'après agence
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