Vitry-le-François, dans la Marne, au lendemain d'une nuit de violences, le 15 juin 2008 © TF1-LCI

> Echauffourées dans la Marne
> Vitry-le-François sous le choc
Les violences ont duré jusqu'au petit matin. Des échauffourées ont éclaté entre jeunes et forces de l'ordre dans la nuit de samedi à dimanche à Vitry-le-François, dans la Marne. Bilan : neuf blessés et une soixantaine de véhicules et plusieurs conteneurs à poubelles incendiés .
Tout commence vers 21h50. Un jeune homme est tué par balle sans doute lors d'un règlement de comptes. Une altercation dont les causes ne sont pas encore connues. "Un témoin a vu la victime, âgée de 22 ans, avoir une altercation avec un autre jeune homme et a ensuite enten
du deux coups de feu. La victime est décédée après une tentative de réanimation, et d'autres jeunes, qui avaient identifié le tireur présumé se sont alors mis à sa recherche", a raconté la procureure de la République de Châlons-en-Champagne.
"Vu la manière dont ils le recherchaient, nous avons vite compris que l'auteur présumé serait en difficulté s'ils le retrouvaient", a-t-elle ajouté. C'est en tous cas l'arrestation à proximité du domicile de ses parents, en dehors de Vitry-le-François, vers 1h20 de son agresseur présumé, âgé de 23 ans, qui aurait mis le feu aux poudres.
La ville sous le choc
Une cinquantaine de personnes, "des jeunes forts violents et des moins jeunes", selon la préfecture de La Marne, participent aux violences. Les incidents débutent dans le quartier Rome-Sa
int-Charles puis se propagent à d'autres endroits de la villes. "Des voitures et des poubelles ont été incendiées", raconte sur LCI Sylvaine Astic, la directrice de cabinet. Des véhicules de pompiers, "là pour éteindre les feux", et des véhicules de gendarmes, "là pour assurer la sécurité" ont été caillassés, explique-t-elle.
Deux pompiers, deux gendarmes et cinq habitants sont blessés dans ces heurts. Une soixantaine de véhicules brûlés. France Info parle également d'un supermarché parti en fumée. Le Parquet a ouvert une enquête. Le meurtrier présumé a été placé en garde à vue. Ni le tireur présumé ni sa victime n'avaient déjà été condamnés avant les faits, selon la procureure.
Dimanche matin, la situation était redevenue calme dans cette ville de 17.000 habitants mais, selon la préfecture, les riverains sont sous le "choc". Une cellule psychologique a été mise en place et les autorités restent vigilantes. Quelque 250 personnes ont participé en début d'après-midi, dans le calme mais dans une ambiance pesante, à une marche silencieuse en mémoire du jeune homme tué. Le maire PS de la ville, présent sur place dimanche après-midi, a appelé au calme. Interrogée sur le risque de nouveaux incidents dans la nuit de dimanche à lundi, la préfecture a indiqué "gérer la situation", alors que plusieurs dizaines de gendarmes étaient toujours déployés.
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