Le 3ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine © LCI 
Les précisions de l'armée dans le JT de 20h de TF1
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Les précisions du préfet sur LCI : |
"Dans l'état actuel de l'analyse par l'autorité militaire et sans préjuger des résultats de l'enquête, il s'agit à 99,9% d'une faute non volontaire due à un mélange de munitions réelles et à blanc", indique lundi le Sirpa-Terre, le service de presse de l'armée. Selon lui, des munitions à balles réelles ont été "conservées indûment". C'est désormais la "thèse privilégiée" par l'armée de terre pour expliquer ce qui s'est passé dimanche au 3ème Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine de Carcassonne où 17 personnes ont été fauchées par un tir à balles réelles.
L'état des personnes blessées semble quant à lui "en voie d'amélioration", a déclaré le responsable des secours du Samu-Smur de Carcassonne. D'ailleurs, quatre des dix-sept personnes blessées sont sorties de l'hôpital de Cracassonne tôt ce matin. Le médecin a fait état de "beaucoup de petites plaies de projection". "Le plus gravement touché est un adulte atteint au thorax. Il est en cours d'intervention actuellement", a-t-il poursuivi. "D'après nos confrères des CHU (où ont été hospitalisés les blessés), il semble que l'état de santé des blessés aille plutôt vers une amélioration. Les patients les plus graves ont été stabilisés, y compris l'enfant de trois ans, très gravement blessé, et qui semble aller vers une voie d'amélioration".
Sarkozy au chevet des blessés
Selon le médecin, de trois à quatre minutes se sont écoulées entre les tirs et les premiers soins apportés aux blessés sur place. Sur les 17 blessés, dont 5 enfants, 15 sont des civils et 2 des militaires. Quatre blessés sont dans un état grave, dont deux enfants, qui ont été hospitalisés au CHU de Purpan à Toulouse. Les deux autres blessés graves sont des adultes: l'un a été évacué vers l'hôpital de Narbonne, avant d'être transféré à Montpellier, l'autre a été hospitalisé au CHU de Rangueil à Toulouse.
Par ailleurs, le président Nicolas Sarkozy s'est rendu chevet des victimes du drame lundi en fin de matinée. Il y a déclaré qu'"il y [avait] eu des négligences inacceptables" qui "devront être sanctionnées". Le chef de l'Etat avait déjà annoncé dimanche qu'il attendait "au plus tôt" le résultat des enquêtes "déjà diligentées" sur le drame dans la caserne de Carcassonne, "pour en tirer les conséquences qui seront exemplaires". Il a exprimé son "horreur" et "une profonde émotion" après le drame et a assuré "les familles de toute sa sollicitude, et partage avec elles leur douleur à l'occasion de ce drame".
"Enquête judiciaire et enquête de commandement"
Le ministre de la Défense Hervé Morin a estimé lundi sur France Info qu'il était "trop tôt pour se prononcer" sur le caractère accidentel ou criminel du drame. "Je n'exclus rien parce qu'on ne peut pas savoir ce qui peut se passer dans la tête d'un homme", a déclaré M. Morin, parlant, au sujet du tireur, d'un "militaire expérimenté et très bien noté". Toutefois, pour le ministre de la Défense, "il y a eu des fautes ou des manquements". Toujours selon le ministre de la Défense, sur place dimanche, "Il y a eu, à un titre ou à un autre, un dysfonctionnement. Nous en tirerons toutes les conséquences et saurons en trouver toutes les responsabilités." Hervé Morin a ainsi précisé qu'"une enquête judiciaire et une enquête de commandement ont été ouvertes. Ces faits ne resteront pas sans que l'on tire toutes les conséquences. Il y a des responsabilités à déterminer", a-t-il poursuivi.
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