Le portrait robot de l'homme aperçu avec une valise le 10 juin 2008, là où a été découverte une valise avec un tronc de femme à Vertou (sud de Nantes) © TF1-LCILe suspect interpellé mardi après-midi dans l'affaire du cadavre découpé de Nantes est passé aux aveux, a-t-on appris mercredi après-midi de source proche de l'enquête. Il a avoué s'être "débarrassé du corps après l'avoir découpé", a indiqué une autre source proche du dossier. Selon le procureur de la République Xavier Ronsin, ses empreintes ADN ont été retrouvées sur la poignée de la première valise, qui avait été découverte dans la Sèvre nantaise, à Vertou, le 10 juin. L'homme, qui vivait avec la victime depuis plusieurs semaines, a également été filmé dans une grande surface de la région nantaise en train d'acheter une valise noire similaire à celle jetée dans la rivière. Enfin, le quinquagénaire a été "formellement identifié" par un policier sur les lieux de la découverte de la seconde valise, le 13 juin dans l'Erdre, au nord de Nantes.
Toujours selon le procureur, l'homme dont la garde à vue a été prolongée de 24 heures mercredi en fin d'après-midi, était déjà connu de la justice pour un vol avec effraction. Il vit "dans une situation de précarité" et n'a pas de travail identifié. "Il vit surtout d'allocations", a précisé le magistrat. Face à ces "éléments extrêmement convaincants", une information judiciaire devrait être ouverte jeudi après-midi dans le cadre de cette affaire. Selon une source proche de l'enquête, le mobile du crime reste flou. L'enquête s'orienterait toutefois vers l'hypothèse d'une rupture tragique. La victime, Françoise Gallen, était une institutrice retraitée. "L'hypothèse la plus vraisemblable est que le décès et la mutilation ont eu lieu dans son appartement", a déclaré Xavier Ronsin.
L'homme, qui correspondait au portrait-robot diffusé par la police (teint clair et cheveux mi-courts, une cinquantaine d'années), avait été interpellé mardi dans le quartier Beaulieu, proche du centre-ville. Personne n'avait signalé la disparition de la victime dans l'immeuble de 9 étages où elle résidait. Selon ses voisins, elle vivait seule depuis l'internement en 2007 de sa fille d'une vingtaine d'années, perturbée psychologiquement. Certains d'entre eux avaient toutefois remarqué qu'elle fréquentait depuis quelques mois l'homme interpellé.
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