Le suspect mis en examen pour "meurtre aggravé"

le 19 juin 2008 à 14h40 , mis à jour le 19 juin 2008 à 18h59

Au cours de sa garde à vue, il a reconnu avoir découpé la victime et s'être débarrassé de son corps la semaine dernière.

portrait robot nantes tronc Vertou Le portrait robot de l'homme aperçu avec une valise le 10 juin 2008, là où a été découverte une valise avec un tronc de femme à Vertou (sud de Nantes) © TF1-LCI

Le quinquagénaire suspecté d'avoir tué et découpé en morceaux une ancienne institutrice près de Nantes a été mis en examen jeudi après-midi pour "meurtre aggravé". Alain Faury-Santerre, 49 ans, "a avoué immédiatement les faits dès son placement en garde à vue même s'il conteste l'intention homicide", a indiqué le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin. L'homme, sans profession et connu des services de police depuis une dizaine d'années pour cambriolages, a déclaré durant sa garde à vue "regretter profondément ce qui s'est passé". Lorsqu'il a été interpellé mardi, il semblait presque "soulagé", a précisé le procureur.

Sa garde à vue avait débuté mardi après-midi, suite à son interpellation après la diffusion d'un portrait-robot. Plusieurs sources proches du dossier avaient indiqué mercredi que le suspect avait reconnu avoir découpé la victime et s'être débarrassé de son corps la semaine dernière, mais qu'il n'avait en revanche pas fait d'aveux sur son implication dans un meurtre éventuel. Le quotidien régional Presse-Océan affirme toutefois que l'homme a également "avoué avoir étranglé" la victime au terme "d'une querelle portant sur un  problème de famille". "Les disputes portaient avant tout sur un problème récurrent de violence conjugale sur fond d'alcool", a expliqué le lieutenant-colonel Bernard Thibaud, chef de la section de recherche d'Angers, chargée de l'enquête.

"Une scie"

Après avoir reçu une gifle de la victime, il lui a serré le cou "jusqu'à ce que mort s'ensuive", selon le procureur. "La façon dont il a procédé montre qu'il n'a laissé aucune chance de survie à sa victime". Son corps serait ensuite "resté sur le lit près d'une semaine"  avant que le suspect n'utilise "une scie" pour découper le corps, selon le quotidien. 

L'homme, qui selon le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin, avait des "liens sentimentaux" avec l'ancienne institutrice, est mis en cause par de très nombreuses preuves et témoignages dans cette affaire qui a débuté avec la découverte les 10 et 13 juin dans deux rivières nantaises de deux valises contenant le corps de la femme, découpés en plusieurs morceaux. La justice dispose notamment d'une vidéo montrant cet homme achetant la première valise, sur la poignée de laquelle son ADN a été retrouvé. Des traces de sang ont également été retrouvées dans l'appartement de la victime, a-t-il précisé mercredi.
 

 

le 19 juin 2008 à 14:40
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