Car scolaire heurté par un TER en Haute-Savoie (2 juin 2008) © TF1/LCIVous étiez présent lors de l'accident, vous pouvez témoigner, vous avez des images : contactez-nous
> Premier témoignage sur la collision d'Allinges |
Nicolas Sarkozy se rendra mardi matin sur les lieux du drame, où une collision entre un train express régional et un car scolaire sur un passage à niveau a fait au moins sept morts lundi en Haute-Savoie. L'accident qui s'est produit à Mésinges, près de Thonon-les Bains, a fait en outre 22 blessés légers, trois blessés graves, tous des collégiens âgés de 12 à 13 ans. En outre dans le TER, une personne a été légèrement blessée, selon la préfecture, ajoutant qu'un automobiliste qui circulait derrière le car a également été blessé. Très rapidement après l'accident, de très importants moyens de secours ont été acheminés sur place, une cellule de crise constituée à la préfecture du département et les plans Orsec et "blanc" pour la mobilisation des secours et des hôpitaux déclenchés. Un numéro spécial a été mis en place à l'attention des proches en quête d'informations : le 04 50 33 61 33. En attendant que la voie soit complètement dégagée, la circulation ferroviaire est interrompue entre Annemasse et Evian au moins jusqu'à mercredi matin.
Le car semble avoir calé alors qu'il était engagé sur le passage à niveau au lieu-dit de Mésinges, sur la commune d'Allinges, et n'aurait pu ni redémarrer, ni ouvrir les portes, selon RFF. Il a été percuté par le train régional qui effectuait la liaison entre Evian-les-Bains et Genève, et circulait à environ 100 km/h. Le car scolaire transportait 50 élèves du collège de Margencel, dans le Chablais, qui partaient visiter le site historique d'Yvoire, encadrés par cinq accompagnateurs. Le conducteur du bus et celui du train sont indemnes. C'est le plus grave accident de car transportant des enfants depuis celui survenu en juillet 1982 sur l'autoroute A6 à hauteur de Beaune, en Côte-d'Or, qui avait fait 46 morts.
"Chacun d'entre nous pense aux enfants"
Xavier Darcos s'est entretenu par téléphone avec le principal du collège, où une cellule d'écoute psychologique a été mise en place. Le ministre de l'Education a présenté "ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes disparues" et les a assurées de "sa compassion". La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'est rendue sur place avec Dominique Bussereau. Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, élu UMP de Haute-Savoie, a annulé des obligations pour quitter Paris et se rendre immédiatement sur les lieux. Nicolas Sarkozy a exprimé son émotion avant un discours devant des responsables de l'Education réunis à l'Elysée. "Chacun d'entre nous pense aux enfants, aux adultes, aux victimes, quelles qu'elles soient. On ne peut malheureusement rien faire d'autre que d'espérer qu'il y aura le moins de victimes possible", a-t-il dit.
La SNCF et Réseau ferré de France, propriétaire des voies, ont fait part dans un communiqué commun de "leur tristesse et leur profonde émotion". De son côté, la CGT-cheminots "s'associe à la douleur des familles" et "va prendre des initiatives pour que toute la lumière soit faite sur cet accident", a déclaré son secrétaire général, Didier Le Reste. La CFDT-cheminots, qui "adresse toute sa compassion" aux proches, "insistera pour que les dividendes dégagés et versés par la SNCF à l'Etat soient affectés à la modernisation des passages à niveau jusqu'à leur disparition totale". Et pour la Fgaac (conducteurs autonomes), "ce drame prouve que toutes failles dans les systèmes de sécurité, tant routier que ferroviaire, peuvent s'avérer fatales".
D'après agence
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