Le 3ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine © LCI 
Les précisions de l'armée dans le JT de 20h de TF1
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Les précisions du préfet sur LCI : |
Il pourrait s'agir d'une terrible erreur... Dix-sept personnes dont quinze civils ont été blessées, quatre grièvement, dimanche, "lors d'une démonstration d'assaut" dans une caserne de Carcassonne lorsqu'un soldat a tiré à balles réelles au lieu de balles à blanc, a annoncé le préfet de l'Aude. "Le pronostic vital est engagé pour deux des blessés", "très engagé" pour l'un des deux, "un enfant de 3 ans". "Deux autres personnes sont blessées très graves", a ajouté le préfet, Bernard Lemaire.
On compte cinq enfants et deux militaires parmi les dix-sept personnes touchées. Elles ont été transportées dans un centre hospitalier et une clinique de Carcassonne et dans des établissements hospitaliers de Narbonne, Perpignan et Toulouse. Parmi les quatre blessés graves, les deux enfants ont été hospitalisés au CHU de Purpan à Toulouse. Les deux autres sont des adultes : l'un a été évacué vers l'hôpital de Narbonne, avant d'être transféré à Montpellier, l'autre a été hospitalisé CHU de Rangueil à Toulouse.
Cinq hélicoptères, onze véhicules de soins des sapeurs pompiers et deux ambulances du Smur ont été mobilisés. Le Plan Rouge a été déclenché par le préfet, peu après l'accident, survenu peu avant 18 heures.
"Des munitions à balles réelles ont été utilisées"
Le drame s'est produit lors d'une simulation de libération d'otages du 3ème Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (3e RPIMa) dans le cadre de journée portes-ouvertes organisées samedi et dimanche, a précisé le colonel Benoît Royal, chef du Sirpa-Terre (service d'information de l'Armée de terre) sur TF1. "Pour une raison incompréhensible, des munitions à balles réelles ont été utilisées à la place de cartouches à blanc", a-t-il indiqué, soulignant "l'incompréhension et la perplexité" de l'armée de terre devant cet événement.
Le militaire en cause qui appartiendrait au 3e RPIMa a fait usage de ces balles "lors d'une seul rafale", selon le prefet. Il a été placé en garde à vue. "La question qui se pose est : est-ce-que le militaire a fait un geste criminel ou pas?. Pour l'instant, personne ne peut répondre mais la thèse qui prédomine est celle d'une erreur", a précisé Bernard Lemaire. Le préfet a expliqué à LCI que c'était "la sixième démonstration de ce type de la journée", les cinq premières s'étant déroulées sans problème. Des témoins ont expliqué "avoir assisté à différents exercices entre deux groupes de combattants", tandis que plusieurs centaines de spectateurs étaient massés autour du rectangle, "à une distance d'une vingtaine de mètres environ".
La brigade de recherches de Carcassonne, qui a reçu le renfort de la section de recherches de Montpellier, s'est rendue sur place. "Des armes ont été saisies et mises sous scellé, et les auditions de plusieurs personnes ont débuté", selon une source de la direction de la gendarmerie nationale. "Toutes les hypothèses sont envisagées".
Morin sur place dimanche, Sarkozy lundi
Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche dans un communiqué qu'il attendait "au plus tôt" le résultat des enquêtes "déjà diligentées" sur l'accident dans une caserne de Carcassonne, "pour en tirer les conséquences qui seront exemplaires". Il se rendra lundi matin au chevet des victimes.
Le chef de l'Etat précise qu'il a demandé au ministre de la Défense, Hervé Morin, de se rendre sur place dès dimanche soir. Nicolas Sarkozy a aussi exprimé son "horreur" et "une profonde émotion". Il "assure les familles de toute sa sollicitude, et partage avec elles leur douleur à l'occasion de ce drame. Ses premières pensées vont aux victimes. Tout sera mis en oeuvre pour les soigner", ajoute le communiqué.
"J'ai immédiatement ordonné une enquête de commandement afin que soient déterminées dans les plus brefs délais les circonstances d'un événement aussi dramatique", a précisé de son côté Hervé Morin. Le ministre a ajouté qu'il se rendait "immédiatement sur place au chevet des blessés pour soutenir les familles éprouvées, et en particulier, celles dont les enfants ont été blessés". A son arrivée, il s'est refusé à toute déclaration. Le Premier ministre François Fillon, "bouleversé" par cet accident , "demande à la justice de faire toute la lumière" sur l'épisode.
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