Le centre de rétention de Vincennes a été incendié. © TF1/LCIL'ordre semble revenir petit à petit. Alors que dimanche, on parlait de 50 retenus échappés sur 249, puis lundi matin de 14 manquants, après un nouveau recomptage de la préfecture de police, un seul retenu du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes manquait toujours à l'appel après l'incendie qui a détruit ses deux bâtiments dà la mi-journée.
La préfecture a reconnu un "flottement" dans les opérations de comptage dimanche soir parlant d'une "opération difficile et complexe, dans le cadre d'une situation d'urgence". Les retenus manquants étaient "soit au tribunal soit transférés à l'Hôtel-Dieu" parce-qu'ils avaient été intoxiqués par les fumées de l'incendie qui a entièrement ravagé le CRA. "Deux retenus sont en garde à vue depuis hier (dimanche) soir" dans l'enquête sur l'incendie, a-t-elle ajouté. Par ailleurs, "cinq d'entre eux ont été libérés entre dimanche et lundi" après examen de leur dossier.
Un numéro vert pour les familles
Par ailleurs, 160 retenus ont été transférés vers d'autre centres -les CRA de Lille (Nord), Nîmes (Gard), Palaiseau (Essonne) et Oissel (Seine-Maritime)-, a indiqué dimanche en fin de soirée la préfecture de police (PP). Il n'y a pas eu blessé grave même si, au total, 18 personnes ont été hospitalisées, souffrant d'intoxication légère à modérée.
Lundi, la préfecture de police a mis en place un numéro vert pour les familles. Une cellule d'information et de conseil a été mise à la disposition des familles des personnes étrangères qui étaient retenues au CRA, cellule qui peut être jointe au 0 811 00 06 75.
"C'est à l'hôpital qu'il aurait dû être"
De plus la préfecture de police a indiqué que "41 fonctionnaires de police" surveillaient dimanche l'ensemble des retenus, contrairement à ce qu'avait indiqué précédemment un policier du Syndicat Général de la Police SGP-FO, pour qui il n'y avait que dix surveillants dimanche pour l'ensemble des retenus. D'ores et déjà, la 1ère division de police judiciaire (1ere DPJ) a été chargée de l'enquête pour déterminer les causes de cet incendie.
Concernant l'état de santé du Tunisien décédé samedi dans le centre, la Préfecture de police a affirmé que "cette personne avait été vue par un médecin les 17 et 19 juin et qu'à ces deux occasions son état avait été jugé compatible avec la rétention". Bahiga Benkouka, du 9e collectif de sans-papiers, avait auparavant déclaré que "l'état de santé de la personne décédée (samedi) était incompatible avec la rétention, c'est à l'hôpital qu'il aurait dû être".
(D'après agence)
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