© LCI-TF1/R.BousquetIl risque de perdre un œil. Un commissaire de police a été blessé par un engin pyrotechnique dans la nuit du 13 au 14 juillet à Asnières, dans les Hauts-de-Seine au cours d'affrontements entre jeunes et policiers. "La blessure est extrêmement sérieuse", a notamment précisé une source policière.
Ce commissaire, âgé d'une trentaine d'années, a été blessé à l'oeil visiblement par le ricochet d'un tir d'engin pyrotechnique alors que des affrontements violents étaient en cours entre une cinquantaine de jeunes et les forces de l'ordre dans les quartiers nord, réputés sensibles, d'Asnières. Le fonctionnaire de police, qui a reçu la visite lundi de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, était toujours hospitalisé mardi matin à l'Hôtel-Dieu, à Paris.
"Ce qui représentait les forces de l'ordre et les institutions"
Le maire PS d'Asnières Sébastien Pietrasanta a qualifié ces heurts "d'extrêmement graves", évoquant des bandes de jeunes "préparés" et "cagoulés", "qui s'en sont pris à tout ce qui représentait les forces de l'ordre et les institutions". D'après une source au parquet de Nanterre, il s'agissait de "violences urbaines très caractérisées", d'une "violence inouïe" et avec des "actes préparatoires", mettant en cause "entre une trentaine et une soixantaine de personnes" contre les forces de l'ordre.
La nuit de lundi à mardi a en revanche été "calme", selon le maire d'Asnières. Selon une source policière, quatre jeunes majeurs interpellés dans la nuit de dimanche à lundi devaient comparaître mardi après-midi au tribunal de Nanterre.
Le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) a pour sa part exprimé "une nouvelle fois sa colère face à la montée régulière de la violence à l'occasion des événements de voie publique", en soulignant "l'usage devenu aujourd'hui quasi-systématique d'armes par destination (fusées de détresse ou feux d'artifice) ou d'armes à feu" contre les forces de l'ordre.
(D'après agence)
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