Image d'archive © TF1-LCIIl a été trahi par la déflagration de ses propres explosifs : commotionné par l'effet de souffle et brièvement hospitalisé pour des examens, un jeune viticulteur de l'Aude, à peine remis de ses émotions, a dû s'expliquer devant les enquêteurs. Et il a dû reconnaître ce passe-temps assez peu ordinaire de fabricant de substances explosives.
Voilà comment l'explosion survenue mardi dans son exploitation de Malviès, près de Limoux, a débouché samedi sur sa mise en examen... pour destruction par explosifs d'une perception. Le jeune homme, qui a été écroué, devra également répondre de "fabrication et détention d'engins explosifs" et "tentative de destruction par explosifs", a déclaré le procureur de la République de Carcassonne, Francis Battut.
Des explosifs... pour détruire des souches de peuplier
Dans un premier temps, le viticulteur avait expliqué aux gendarmes que ces explosifs, fabriqués à partir de produits en vente libre, lui servaient à détruire des souches de peuplier autour de ses vignes. Mais par la suite, le vigneron, âgé de 34 ans, conseiller municipal et ancien responsable des Jeunes agriculteurs, a reconnu avoir utilisé un engin explosif lors d'un attentat perpétré en 2006 contre la perception de Montréal, dans l'Aude, et lors d'une tentative d'attentat à Limoux en juillet 2007, la veille du passage du Tour de France.
Il a indiqué avoir eu deux complices à Montréal, mais n'a pas révélé leur identité, et avoir signé ses actes "Crav" (Comité régional d'action viticole) sans faire partie de ce mouvement. Le Crav, qui dénonce la crise de la viticulture en Languedoc-Roussillon, a revendiqué ces dernières années des attentats à l'explosif dans l'Aude et dans l'Hérault, notamment en avril 2005 contre des bâtiments de la direction de l'agriculture à Montpellier et en février 2006 contre des agences bancaires et un bâtiment du Trésor public de l'Hérault.
D'après agence
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