Attaque d'un fourgon: 900 000 euros dérobés

le 03 juillet 2008 à 13h01 , mis à jour le 03 juillet 2008 à 22h49

Les convoyeurs de fonds pensaient que les braqueurs étaient partis bredouilles, mais un décompte des billets a permis d'établir qu'il pourrait manquer jusqu'à 900 000 euros.

Braquage fait divers hold up prise d'otage © LCI

Des malfaiteurs encagoulés et lourdement  armés ont dérobé 900.000 euros en attaquant à l'explosif un fourgon blindé de  transports de fonds. L'attaque spectaculaire s'est produite sur une bretelle d'autoroute, à hauteur du péage de Cassis. Les trois convoyeurs de la société Loomis qui ont eu le temps de se mettre à  l'abri et n'ont pas été blessés, ont indiqué dans un premier temps que les  malfaiteurs, toujours en fuite, étaient repartis bredouilles. Mais un décompte des billets contenus dans plusieurs coffres à l'intérieur  du véhicule, a fait apparaître que le montant du butin se montait en fait à  900.000 euros, selon une source judiciaire.


Un cadre de la société Loomis a reconnu un préjudice de l'ordre de 500.000  euros. Le fourgon venait d'entamer sa collecte de fonds et livrait certains clients comme de coutume, sans somme excessive, selon le convoyeur. Selon les premiers éléments de l'enquête, confiée par le parquet de  Marseille à la brigade de répression du banditisme et retardée par une charge factice placée à l'avant du véhicule, les malfaiteurs ont utilisé deux véhicules  pour coincer le fourgon blindé. Ils ont ensuite tenté d'en ouvrir les portes à l'aide de plusieurs charges  explosives mais le fourgon a pris feu. Ils ont alors pris la fuite à bord d'un  4X4 de couleur noire, alors que l'autre véhicule était pris dans l'incendie.

Peu après l'attaque, des malfaiteurs cagoulés à bord d'un fourgon blanc ont  tiré à l'arme automatique sur des fonctionnaires des renseignements généraux qui  regagnaient Marseille via l'autoroute, sans les atteindre. Les policiers ont donné l'alerte, entraînant l'arrestation de deux hommes  dans les quartiers Nord de la ville. Ils ont été placés en garde à vue mais devraient être mis hors de cause, selon une source proche de l'enquête. "Le fait d'avoir mis un explosif factice (à l'avant du véhicule) est la  preuve que l'on a affaire à des professionnels", a estimé cette source.

(D'après agence) 

 

 

 

 

 

 

le 03 juillet 2008 à 13:01
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