Sauveteurs sur les lieux d'un incendie dans le Rhône (26 juillet 2008) © TF1/LCILa thèse de l'accident longtemps privilégiée pour tenter de comprendre les causes de l'incendie de Francheville ne tient plus. L'autopsie des quatre victimes a permis de confirmer l'hypothèse du drame familial. Le père a tué sa femme, puis ses deux fils, avant de mettre le feu à la maison, car il ne supportait pas une séparation prochaine. Les médecins légistes, qui ont procédé lundi matin à l'autopsie des corps, ont pu établir que la mère, une professeur de français de 38 ans d'origine vietnamienne, a vraisemblablement succombé à des coups portés à la tête, et qu'elle était en tout cas morte avant l'incendie. "L'examen des poumons permet de dire qu'elle n'est pas morte dans l'incendie. On ne sait pas exactement avec quoi il l'a frappée, mais il ne s'agissait ni de coups de couteau, ni de coups de feu", a affirmé Jean-François Varaldi, vice-procureur de la République de Lyon.
Après avoir abattu sa femme, le père s'est ensuite rendu à l'étage au-dessus, où dormaient ses deux fils, Aurélien et Corentin, âgés de 13 et 11 ans. "On pense qu'il leur a attaché les mains avec une sangle avant de les étouffer avec un sac plastique. Des traces de liens ont été trouvés sur les poignets" des deux garçons, a expliqué le magistrat. Le père a ensuite aspergé les lieux de produit inflammable, avant de se coucher dans son lit, où il est mort asphyxié par les fumées dégagées par le sinistre, a ajouté Jean François Varaldi. Selon le magistrat, "les éléments personnels" recueillis sur le père et sur le couple qu'il formait avec son épouse ne laissent pas non plus de place au doute.
Elle voulait quitter son mari
Déjà divorcé d'un premier mariage, l'homme, cadre commercial de 48 ans chez un chocolatier de la région lyonnaise, avait affirmé à plusieurs reprises devant des proches qu'il ne supporterait pas une deuxième séparation. Il lui serait également arrivé d'évoquer "à mots couverts" l'idée d'un incendie. Dans l'entourage du couple, plusieurs témoignages avaient signalé dès dimanche aux enquêteurs que la femme s'apprêtait à quitter son mari, au terme du voyage au Vietnam dont toute la famille était revenue quelques heures à peine avant le drame.
Appelés vendredi soir vers minuit pour un incendie dans une maison d'un quartier résidentiel de Francheville (banlieue de Lyon), les pompiers avaient trouvé les corps des quatre membres de la famille. Des voisins avaient tenté de secourir les occupants de la maison, en attendant les secours. L'un d'eux était entré par le garage ouvert, avant de rebrousser chemin face à l'épaisse fumée dégagée par le sinistre. Les enquêteurs avaient, dans un premier temps, privilégié la thèse de l'accident, mais, assez rapidement, des traces de coups sur la tête de la mère, la présence de deux bidons suspects et de traces de produit inflammable avaient permis d'envisager une piste criminelle.
(D'après agence)
Lors de la découverte du drame, les enquêteurs avaient évoqué d'emblée la piste de l'accident. Aujourd'hui, c'est celle du drame familial qui est confirmée. Les autopsies des quatre victimes de l'incendie de Francheville dans le Rhône, dans la nuit de vendredi à samedi, ont établi que le père de famille avait tué sa femme et ses deux fils avant de mettre le feu à la maison. Les médecins légistes ont pu établir que la mère a vraisemblablement succombé à des coups portés à la tête, et qu'elle était en tout cas morte avant l'incendie. Le père s'est ensuite rendu à l'étage au-dessus, où dormaient ses deux fils, Aurélien et Corentin, âgés de 13 et 11 ans, et les a étouffés avec un sac en plastique, alors qu'ils avaient les mains attachées. Le père a ensuite aspergé les lieux de produit inflammable, avant de se coucher dans son lit, où il est mort asphyxié par les fumées dégagées par le sinistre. Le père, déjà divorcé d'un premier mariage, aurait affirmé à plusieurs reprises qu'il ne supporterait pas une deuxième séparation, aurait aussi évoqué "à mots couverts" l'idée d'un incendie.
L'incendie de Francheville, dans le Rhône, avait éclaté dans la nuit de vendredi à samedi. Un sinistre particulièrement violent : la maison où vivait une famille avait été entièrement détruite, et les pompiers n'avaient rien pu faire pour sauver les victimes. Bilan : un couple et ses deux garçons de 11 et 13 ans morts dans les flammes. Un voisin, qui avait donné l'alerte, avait vainement tenté de pénétrer dans le garage, avant de reculer devant la violence du sinistre. Les pompiers eux-mêmes n'avaient pu que constater le pire et l'un d'eux témoignait après le drame : "La maison était complètement embrasée à notre arrivée, et nous avons retiré les quatre corps des décombres". Plus d'une heure et demie avait été nécessaire pour éteindre le feu.
"Des tensions dans le couple"
Mais pourquoi un drame aussi soudain, aussi violent ? Etait-il évitable ? Le voisin qui avait donné l'alerte avait indiqué avoir entendu une déflagration, "un fort bruit métallique", vers 23h45 vendredi. Les enquêteurs, qui avaient évoqué l'hypothèse de la foudre, avaitt pourtant trouvé depuis des éléments qui les avaient mis sur la piste du drame familial. Cité sur LCI, le lieutenant-colonel Jean Gouvart avait ainsi évoqué ces traces présentes sur les corps, peut-être "des traces de coups". Ou encore ces traces de liquide inflammable découvertes sur le lieu du drame. Autre élément pour l'heure inexpliqué : la présence de deux bidons dans la chambre des parents. Des proches de la famille, entendus par les enquêteurs, ont aussi évoqué "des tensions dans le couple" qui était rentré vendredi de vacances à l'étranger.
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