En garde à vue, le violeur en série parle

le 27 juillet 2008 à 10h39 , mis à jour le 27 juillet 2008 à 10h43

Esclave de pulsions sexuelles, l'homme de 35 ans a reconnu avoir violé quatre femmes qui faisaient de la randonnée dans le Luberon et le Vaucluse.

[Expiré] randonnée marche trekking © sxc.hu

C'est un homme inconnu de la justice, un homme qui n'a a priori pas le profil d'un criminel obsessionnel. Pourtant, au cours de sa garde à vue, l'homme de 35 ans, interpellé mercredi à son domicile dans le Vaucluse, a reconnu quatre viols et trois tentatives de viols, tous commis ces deux dernières années, dans le Luberon et les Monts de Vaucluse. Selon le quotidien La Provence, le violeur présumé se déplaçait à bord d'une Citroën Jumpy blanc. Lorsqu'il repérait des femmes qui se promenaient seules sur des chemins isolés du sentier de grande randonnée GR9, il les attaquait par derrière, cagoulé et armé d'un couteau. Trois sont parvenues à s'échapper, quatre n'ont pas eu cette chance.

Marié, maçon à son compte, l'homme mis en examen vendredi pour viols et tentatives aggravées par la menace d'une arme habitait Goult, situé non loin de la petite ville d'Apt, et était marié et père de famille. Au cours de sa garde à vue, il aurait expliqué être esclave de "pulsions sexuelles, qui duraient 30 minutes à une heure", rapporte La Provence. Toujours selon le quotidien, il aurait été repéré une première fois par des gendarmes à cheval sur la commune de Buoux. Ces derniers lui ont ensuite demandé de se rendre à la gendarmerie pour un prélèvement ADN. L'empreinte correspond à celle retrouvée sur les victimes, des Françaises et des étrangères qui faisaient du jogging ou de la randonnée, qui avaient toutes porté plainte pour ces agressions commises depuis deux ans.

Son interpellation mercredi dernier n'a été ensuite qu'une formalité. "Il attendait l'arrivée des gendarmes. Il n'a opposé aucune résistance", a expliqué son avocate Me Anne Gils à La Provence. Quant à l'enquête, il s'agit notamment de savoir s'il y a d'autres victimes. "Nous allons tout fouiller, de sa scolarité à sa situation professionnelle et familiale, pour comprendre comment il a pu en arriver là", a assuré le procureur de la République d'Avignon au quotidien. "Il ne minimise pas les faits. Il explique simplement qu'il a des trous noirs, que dans ces moments de pulsions il ne se reconnaissait pas." L'homme encourt vingt ans de prison.

le 27 juillet 2008 à 10:39
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3 Commentaires

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  • APTESIENNE, le 27/07/2008 à 14h51

    Quelle satisfaction qu'il ne soit plus en liberté ........ nous n'avions plus notre liberté de nous balader, grosse pensée a ces femmes qui ont subit ou qui ont faillit subir ces sévices !!!!

  • Aigle, le 27/07/2008 à 14h09

    C'est un peu trop facile, de se dire victime de pulsions incontrôlables. Tous les violeurs pourraient en dire autant. De toute façon il faut être folle pour se promener à notre époque toute seule dans la nature, sans moyen de défense. UN violeur s'enfuit si sa victime se défend. Mais évidemment, dans une société qui tremble de plus en plus de peur, les loups seront de plus en plus des loups et les brebis des brebis. Cerise sur le gâteau, les juges dépréciés ne le condamneront probablement pas beaucoup.

  • Manu, le 27/07/2008 à 13h59

    Un de plus,et combien d'autres dans la nature. Quel désastre !!

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