Il pend ses deux filles et se suicide

Par A.Gu. (avec agence), le 16 juillet 2008 à 10h00 , mis à jour le 16 juillet 2008 à 10h53

Un père de famille a pendu ses deux fillettes de 2 et 7 ans avant de se donner lui-même la mort près de Compiègne mardi soir.

Lacroix-Saint-Ouen OiseLe drame a eu lieu dans une commune de l'Oise © LCI

Le drame s'est déroulé mardi soir à Lacroix-Saint-Ouen, près de Compiègne, dans l'Oise. Un père de famille a tué ses deux filles en les pendant, avant de  se suicider en se pendant également, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. "Il n'y a pas d'ambiguïté sur l'origine de ce drame, qui est un drame  familial", précise la même source.
  
Les corps des deux fillettes, âgées de 2 ans et 7 ans, et de leur père, âgé de 40 ans, ont été découverts vers 20 heures au domicile de la mère des enfants. Les parents étaient séparés.
  
Le père s'est introduit par effraction avec ses filles, dont il avait la garde depuis début juillet, dans la maison de son ex-concubine alors que celle-ci était à son travail. Le couple, qui travaillait dans une  usine de cosmétiques à Le Meux, près de Compiègne, s'était séparé il y a deux  ans. L'alerte a été donnée par la mère des fillettes, selon une source proche de l'enquête. En rentrant chez elle, après son travail, elle a constaté des signes d'effraction dans son garage et s'est rendue immédiatement à la gendarmerie.

Aucun signe avant-coureur
  
Les gendarmes sont alors allés sur place fouiller le pavillon. Ils ont découvert les fillettes pendues au plafond d'une chambre du premier étage et  leur père pendu dans une autre chambre, selon la même source. Selon un premier examen médico-légal des corps, le drame s'est produit mardi entre 11 heures et 18 heures, a-t-on précisé de source judiciaire. La mère des deux petites filles, leurs grands-parents et la compagne actuelle de leur père, en état de choc, ont été transportés mardi soir au centre hospitalier de Compiègne.
  
Le couple n'était pas connu des services de gendarmerie, selon des sources concordantes. "Il n'y avait pas de signes avant-coureurs qui laissaient présager un tel drame", a déclaré mercredi matin le maire de Lacroix-Saint-Ouen  Jean Desessart. Le père de famille, un ouvrier qui s'était installé avec sa nouvelle compagne, n'a pas laissé de lettre pour expliquer son geste, selon les premiers éléments de l'enquête.

Par A.Gu. (avec agence) le 16 juillet 2008 à 10:00
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