Image extraite d'une vidéo amateur filmée lors de la fusillade © DRDans ses critiques après le drame de Carcassonne, Nicolas Sarkozy ne visait en aucune façon l'armée, mais uniquement l'incident en lui-même, a précisé mercredi le ministre de la Défense Hervé Morin sur Europe 1. "J'étais présent, il vaut mieux arrêter de raconter n'importe quoi. Ce qu'a visé le président de la République en disant 'tout ça n'est pas responsable' ou 'tout ça n'est pas professionnel' ce n'était pas l'institution (militaire), c'était le fait divers en lui-même".
Les propos en cause, rapportés notamment par les sites Internet du Point et de Libération, visaient, selon ces derniers, le général Bruno Cuche, numéro un de l'armée de terre, démissionnaire mardi. "Le 3e RPIMa de Carcassonne est un régiment formidable, c'est un des grands régiments de l'armée française", a affirmé Hervé Morin.
Mais le ministre de la Défense a rappelé qu'il y avait eu 17 blessés, soulignant "l'ampleur du drame" et le "choc que cela a pu à être pour nous tous". "C'est cela qui était visé" par Nicolas Sarkozy "et en aucun cas l'institution militaire", a-t-il insisté appelant à ne pas faire "d'un fait divers un amalgame général".
Peillon demande la démission de Morin |
Le député européen socialiste Vincent Peillon a demandé mercredi "la démission" du ministre de la Défense Hervé Morin après la bavure au 3e RPIMa de Carcassonne qui a fait dimanche 17 blessés. "Ca serait quand même plus logique que ce soit le ministre de la Défense qui démissionne", a-t-il déclaré sur i-Télé. "On va aussi maintenant mettre en accusation l'armée, la hiérarchie, les militaires", s'est-il demandé en mettant en cause "la méthode" de Nicolas Sarkozy consistant selon lui à toujours "désigner un ennemi". |
D'après agence
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