Voiture de police archive © TF1-LCI Voiture de police archiveQuatre jours après la libération samedi par la police du chef d'entreprise du Val-d'Oise, séquestré pendant une semaine, ses trois ravisseurs présumés ont été mis en examen mercredi pour "enlèvement et séquestration" avec deux circonstance aggravantes: "l'enlèvement d'un otage en vue de l'obtention d'une rançon" et le fait d'avoir agi en "bande organisée", selon une source judiciaire. Agés de 29, 31 et 38 ans, ils ont été placés en détention provisoire mercredi. Arrêtés samedi au moment où ils devaient remettre l'otage en échange de la rançon, les trois hommes "ne contestent pas les faits", a indiqué la procureure de Pontoise.
L'homme avait été enlevé le 4 juillet dernier à l'aube, au moment où il ouvrait les grilles de sa société de travaux publics qui emploie une cinquantaine de personnes à Garges-lès-Gonesse, et séquestré à Mitry-Mory, en Seine-et-Marne. Quelques heures après l'enlèvement, les ravisseurs avaient réclamé par téléphone une rançon de 350.000 euros. De nombreux contacts téléphoniques ont eu lieu entre les ravisseurs et la famille de l'otage, à qui a même été envoyée une vidéo montrant le captif dans une pièce, encadré par trois hommes masqués et armés. Toutes les négociations ont été menées sous surveillance policière. Les médias informés de cet enlèvement ont accepté de ne pas divulguer l'information à la demande du ministère de l'Intérieur afin de ne pas mettre en danger la vie de l'otage.
La libération a eu lieu samedi matin, au moment où la famille s'apprêtait à apporter la rançon. La police judiciaire de Versailles est intervenue, avec le soutien de la brigade anti-gang nationale et la victime a été retrouvée en bonne santé. Même s'il n'a pas été médiatisé, cet enlèvement a provoqué une forte émotion dans la communauté juive du Val d'Oise, le chef d'entreprise étant de confession juive. Au stade actuel de l'enquête, il semble que leurs motivations étaient purement crapuleuses.
(D'après agence)
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