Un taureau de Camargue © LCI/TF1 |
| Camargue : les taureaux récupérés un à un |
Quatre derniers fuyards courent toujours. Mais ils ont été repérés, et contrairement à ce qui avait été annoncé, ils ne seront pas abattus. Car, depuis jeudi après-midi, une dizaine de taureaux camarguais, sur les 48 qui se sont évadés le 26 juillet d'un troupeau des Alpilles, ont déjà pu être récupérés, grâce à une grande battue. Battue qui a mobilisé gendarmes, pompiers et une quarantaine de manadiers -des gardiens de troupeaux- venus de Camargue et de Saint-Martin-de-Crau. L'opération s'est déroulée dans un champ de tournesols de 40 hectares près de Saint-Rémy-de-Provence, où les fugueurs s'étaient dispersés,. Mais ils étaient dissimulés aux regards par la hauteur des plantations. Un ULM tournait donc au-dessus du champ pour les repérer. Plusieurs taureaux avaient déjà été endormis grâce à des seringues hypodermiques.
"L'opération est une réussite (...) Nous n'avons plus à nous préoccuper de mener une action d'abattage", a assuré le sous-préfet des Bouches-du-Rhône Jacques Simmonet. Au démarrage de la battue, dans la matinée, le préfet Michel Sappin avait indiqué que les animaux non récupérés jeudi soir seraient abattus, se disant déterminé à "faire cesser cette opération qui fait courir des risques à tout le monde".
Acte de malveillance ?
La sous-préfecture d'Arles a pris lundi un arrêté interdisant la circulation dans la zone, ainsi que le port et l'usage des armes pour lutter contre le braconnage dans cette région où la viande de taureau est appréciée par les amateurs de cuisine provençale. Elle maintient également ses consignes de prudence à destination des riverains et des touristes, même si les bêtes ne sont pas des taureaux de combat et ont les cornes limées.
L'enquête sur la fuite des animaux, confiée à la gendarmerie, privilégie l'hypothèse d'un acte de malveillance : les barrières de la manade "Les Alpilles", d'où proviennent les bestiaux, ont été endommagées.
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