Le campement a été frappé par l'orage à Mery-es-Bois (Cher). © TF1/LCI
Les orages qui ont balayé la France dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant un mort et un blessé grave dans le Cher et privant près de 200.000 foyers d'électricité, se déplacent vers l'est, selon Météo France. 9 départements du Centre Est de la France étaient toujours placés sous vigilance orange en raison du risque d'orages violents dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé Météo France.
Les quatre départements de Franche Comté (Doubs, Jura, Haute-Saône et Territoire de Belfort), quatre départements de Rhône Alpes (Isère, Ain, Savoie, Haute-Savoie) ainsi que le Haut-Rhin sont concernés. Dans ces départements risquent de se produire d'ici minuit des orages violents, accompagnés de fortes rafales de vents, de chutes de grêles et des précipitations intenses.
Choqué, le responsable du camp hospitalisé
C'est un orage de ce type, accompagné de rafales de vents à près de 130 km/h, qui a provoqué la mort jeudi matin dans le Cher d'une collégienne en vacances, écrasée en fin de nuit sous sa tente dans un centre diocésain à Mery-es-Bois, dans le Cher, par l'effondrement d'un arbre. Une de ses camarades participant au même camp de vacances, au nord de Bourges, a été très grièvement blessée dans cet accident, intervenu alors que Météo-France avait lancé une alerte aux orages et vents violents pour ce département. La fillette blessée a été transportée, inconsciente, à l'hôpitale de Bourges. Les deux adolescentes faisent partie d'une colonie regroupant 35 jeunes.
Deux enquêtes ont été ouvertes afin de déterminer pourquoi les victimes sont restées sous la tente "alors que des bâtiments à proximité pouvaient les abriter" de cet orage qui s'est accompagné de rafales de vent de plus de 120 km/h, selon un porte-parole de la préfecture du Cher. Les responsables du camp avaient entrepris "de faire évacuer les enfants couchés dans les tentes vers un abri en dur quand un arbre est tombé", a précisé le substitut du procureur de Bourges Olivier Bataillé. Fortement choqué, le directeur-stagiaire responsable du camp, qui devait être placé en garde à vue, a été hospitalisé dans un établissement spécialisé à Bourges en fin de journée, selon le parquet. (Voir la vidéo : Alertes aux orages : qui est responsable ?).
"Cinq minutes avant le drame, le ciel était clair"
Le maire de Méry-ès-Bois, Michel Désir, a affirmé avoir averti du danger le centre des Patineaux où séjournaient depuis cinq jours 35 enfants de la région de Puiseaux (Loiret) sous le patronage de l'Association puiseautine d'éducation et d'instruction populaire (APEIP). A la suite de cette alerte, le centre "a rangé le matériel mais a laissé les enfants sous les tentes", a-t-il ajouté. Le trésorier de l'APEIP Jacques Durand a affirmé de son côté que l'équipe de sept moniteurs encadrant le groupe était "expérimentée". "Cinq minutes avant le drame, le ciel était clair. Une solution de repli était prévue dans une grange, mais le temps que les animateurs donnent l'alerte, le drame est arrivé", a-t-il ajouté.
Exprimant leurs "pensées les plus attristées" aux familles des victimes, la ministre de la Jeunesse et des Sports Roselyne Bachelot et le secrétaire d'Etat à la Jeunesse et à la Vie associative Bernard Laporte ont appelé "les responsables de séjours de vacances et d'activités sportives de plein air à faire preuve de la plus grande vigilance, en particulier à l'égard de l'évolution des conditions météorologiques".
Jusqu'à 200.000 foyers sans courant
Une situation comparable s'est répétée dans plusieurs autres départements du Centre, d'Ile-de-France et d'Aquitaine où quelque 190.000 foyers au total ont été touchés en fin de nuit par des coupures de courant. La situation était en voie de normalisation en fin de journée, selon Electricité Réseau Distribution France (ERDF, filiale d'EDF). > Voir la vidéo
A 17h, quelque 49.000 foyers restaient toujours privés d'electricité en France. Selon ERDF, le département le plus touché restait le Loiret, avec 25.000 foyers sans électricité à 17h. Venaient ensuite le Cher (10.000), la Seine-et-Marne (9.900), le Loir-et-Cher (2.500), l'Indre (1.700), la Dordogne (400) et la Gironde (200). "Les équipes d'ERDF restent mobilisées sur le terrain", annonçait ERDF, signalant par ailleurs qu'elle avait mis en place sa Force d'intervention rapide d'electricité (FIRE) pour les départements les plus touchés du Loiret et du Cher.
(D'après agence)
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