© TF1/LCILe Pays basque et les Landes ont été la cible de cinq alertes à la bombe dans la nuit de jeudi à vendredi. Trois engins explosifs, tous défaillants, ont été trouvés et désamorcés : deux à Arcangues (Pyrénées-Atlantiques), dans un village de vacances et devant l'office de tourisme, le troisième sur une voie du TGV.
Un engin explosif a été désamorcé dans le village Pierre et Vacances à Arcangues et un autre trouvé sur la voie du TGV entre Boucau et Ondres (Landes), a précisé le centre des pompiers de Pau qui a été alerté peu après 4 heures du matin vendredi par un appel anonyme. Trois autres alertes, au Pays basque, concernaient le casino de Biarritz, l'auberge Ostapé de Bidarray, et le village de vacances VVF d'Anglet. Selon un témoin qui y séjournait, ce village de vacances a dû être évacué.
Trafic ferroviaire interrompu
Pour l'heure, les fouilles se poursuivent dans ces différents établissements. En tout, plus de mille vacanciers ont été évacués en pleine nuit des centres de vacances visés. Une cellule de crise a été mise en place à la préfecture de Pau. D'importants moyens matériels et 150 personnes (pompiers, gendarmes, police, CRS) ont été mobilisés pour la sécurisation des sites.
La gare SNCF de Bordeaux a par ailleurs été fermée pendant deux heures vendredi matin, entre 5h30 et 7h30, pour permettre l'inspection du TGV "ID Night", train de nuit entre Paris et Hendaye, à la suite d'une alerte à la bombe, a-t-on appris auprès de la SNCF. Les recherches ayant été vaines, le TGV a pu repartir mais devait avoir plusieurs heures de retard à son arrivée au Pays basque, a-t-on précisé. Le trafic ferroviaire était toujours interrompu, à 08h30, entre Dax et Bayonne à la suite de ces alertes, selon la même source.
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a condamné "avec la plus grande fermeté l'attitude irresponsable et scandaleuse" des personnes qui ont déposé les engins explosifs.
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