Dans le massif du Mont-Blanc © TF1-LCI |
| > Rescapés de l'avalanche, ils témoignent > Ce que sont les chutes de séracs > Le difficile travail de localisation des corps |
La gendarmerie a confirmé mardi qu'il n'y aurait "plus de recherches au sol" pour retrouver les 8 alpinistes disparus lors de l'avalanche dimanche au Mont-Blanc du Tacul. Lundi, la gendarmerie avaient annoncé que certains des disparus avaient pu être localisés par sept signes ARVA (appareil de recherche de victimes en avalanche) différents, "dont un signal isolé". En revanche, le travail pour extraire les corps ne peut s'opérer en raison de la dangerosité du terrain, a déclaré lundi un responsable de la gendarmerie.
Ils "ont été localisés dans une zone qui se trouve en dessous de séracs qui cassent en permanence", ce qui mettrait la vie des secouristes en jeu, a ajouté le commandant du Peloton de gendarmerie de Haute-Montagne (PGHM) de Chamonix (Haute-Savoie). Ils "nous donnent des distances d'enfouissement entre 20 et 50 mètres", a-t-il dit, ajoutant : "on a quasiment la certitude que certains corps ont chu au fond des crevasses".
"C'est notre vie qui est en jeu"
"On travaille directement sous la menace de chutes de séracs de plus de 100 mètres de haut, liées à la poussée mécanique des glaciers qui peut intervenir à n'importe quel moment", a souligné l'officier. "On peut extraire des victimes en restant maintenu au treuil de l'hélicoptère, mais en aucun cas se défaire de cet élément", a-t-il dit. "C'est notre vie qui est en jeu à toutes les secondes. Si on devait travailler sur cette zone-là pour extraire des corps sans avoir une menace de séracs, on en aurait pour des semaines".
Les huit alpinistes ont disparu après l'avalanche qui s'est déclenchée dans la nuit de samedi, vers 3h, à dimanche à 3.600 m d'altitude au Mont-Blanc du Tacul (4.248 m). Il s'agit en fait d'un guide autrichien, de quatre Allemands et de trois Suisses (et non pas cinq Autrichiens et trois Suisses, comme annoncé précédemment). "La première cordée était composée d'un guide autrichien, âgé d'une trentaine d'années, et de quatre clients allemands d'un tour opérateur, âgés de 28 à 43 ans, dont une femme", a indiqué pour sa part le commandant de la compagnie de gendarmerie de Chamonix. Il n'a toutefois pas voulu donner les identités des disparus, indiquant que le "travail de contact des familles était en cours". Les trois autres disparus sont un guide suisse de 32 ans et un couple suisse de 28 et 34 ans, tous trois originaires du canton de Berne, a ajouté l'officier.
Par ailleurs, les recherches se poursuivaient pour retrouver d'éventuelles autres victimes, des alpinistes qui n'auraient pas passé la nuit au refuge et n'auraient donc pas été portées manquantes. Outre les huit disparus, l'avalanche, longue de 200 mètres et large de 50, qui a balayé la face nord du Mont-Blanc du Tacul, sur une voie d'accès très fréquentée menant au Mont Blanc (4.810 m), a fait huit blessés.
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