Obsèques de Valentin © TF1-LCI![]() |
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Silence et pleurs. L'émotion était grande mardi après-midi en l'église de Hières-sur-Amby, dans l'Isère, où se sont déroulées les obsèques du petit Valentin, 11 ans. "Tu ne dors pas, non tu ne dors pas", a lancé le curé, la voix pleine de sanglots. "Quelque chose s'éveille et chante : ce sont les tiens", a ajouté le prêtre lors d'une prière d'offrandes composée pour l'occasion. Plusieurs centaines de personnes avaient fait le déplacement dans cette très belle commune de 1.000 habitants où réside la grand-mère de Valentin et où a grandi sa maman.
La petite église en vieilles pierres n'était pas assez grande pour accueillir tous ceux qui, à l'image de Suzanne, une proche de la famille, avaient fait le déplacement "pour que les parents retrouvent un peu de paix", malgré la mort de l'enfant, le 28 juillet, d'une quarantaine de coups de couteau. Ceux qui sont restés à l'extérieur ont pu suivre la cérémonie grâce à des haut-parleurs installés dans le centre-bourg.
"Nous voulons te rejoindre au-delà de notre chagrin"
A 14 heures, les parents de l'enfant, suivis de la famille, ont rejoint le parvis pour voir le cercueil de leur enfant, entièrement blanc à l'exception du crucifix et des poignées, dorés, pénétrer dans l'église, porté notamment par l'un des demi-frères de Valentin. "Un enfant c'est la joie, la spontanéité, la vie", a alors déclaré au micro une proche de la famille. "Ce sont des cris, des rires, des jeux, des questions, des colères, des baisers, des pardons. Tout cela nous l'avons vécu avec toi Valentin. Aujourd'hui tu nous quittes, nous voulons te rejoindre au-delà de notre chagrin et, pour toi, continuer à aimer la vie", a-t-elle ajouté.
Au dehors, des registres de condoléances avaient été disposés et de nombreux anonymes ont pu y apposer leurs signatures, se pressant parfois autour des tables protégées du soleil par des auvents blanc, et sur lesquelles une photo de Valentin, souriant, était visible. Trois quarts d'heure après le début de la cérémonie, le petit cercueil blanc a été ressorti pour être placé au milieu de la chaussée, devant l'église, afin que les personnes n'ayant pu y pénétrer puisse lui dire un dernier adieu en le touchant de la main ou en lui adressant des baisers. De nombreux bouquets de fleurs blanches, en particulier des roses et lys, ainsi que des ballons blancs étaient disposés autour. Parmi l'assistance, des gendarmes ayant participé à l'enquête n'arrivaient pas à retenir leurs larmes et devaient s'éloigner.
Nicolas Sarkozy a appelé les parents
Puis les parents, qui n'ont pas pris la parole durant la cérémonie, se sont approchés du cercueil. La maman s'est penchée en avant, lui chuchotant quelques mots avant de l'embrasser longuement, imitée peu après par le père de Valentin, en larmes. Des parents effondrés qui ont reçu un coup de téléphone personnel du chef de l'Etat, les assurant de "toute sa compassion et du fait qu'il avait personnellement veillé à ce que l'enquête se déroule de la manière la plus efficace et la plus rapide possible", précise l'Elysée dans un communiqué.
Le cercueil a ensuite été replacé dans le véhicule funéraire qui a pris la direction du cimetière de Hières-sur-Amby, où l'enfant a été inhumé dans le caveau familial, dans la plus stricte intimité. Au même moment, on apprenait la mise en examen du couple de marginaux arrêté dimanche dernier en Ardèche. Stéphan Moitoiret pour "homicide avec préméditation sur mineur de 15 ans avec actes de barbaries" et Noëlla Noego pour "non-dénonciation de crime" (lire article).
D'après agence
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Mort de Valentin : Stéphane Moitoiret mutique devant les assises
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