Le lâcher de l'ourse Palouma le 25 avril 2006 dans les Pyrénées © DRIl resterait dans les Pyrénées entre 8 et 20 ours (répartis sur l'Ariège, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, l'Aude et le versant espagnol). L'un d'eux a percuté vendredi matin sans faire de blessés un minibus transportant des handicapés qui ont dû continuer leur chemin en train, alors qu'il traversait une portion à quatre voies de la RN20 à Mérens-les-Vals, au sud de l'Ariège près d'Andorre, a indiqué la gendarmerie. Le groupe de handicapés et leurs accompagnateurs, qui revenaient d'Andorre, ont dû prendre le train pour terminer leur voyage de retour vers Fougères, en Ille-et-Vilaine, d'où ils sont originaires. L'ours "s'est apparemment affaissé" sous le choc avant de reprendre sa course, a précisé la gendarmerie.
L'Equipe technique ours, venue sur place, a effectué des prélèvements de poils qui permettront l'identification de l'animal, selon la même source. Cette équipe comprend notamment un biologiste et des représentants de l'Office national des forêts et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Cinq ours slovènes - quatre femelles et un mâle - ont été lâchés du 25 avril au 22 août 2006 dans les Pyrénées françaises dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie et très fortement critiqué par des éleveurs et des élus locaux qui multiplient les manifestations d'opposition.
La réintroduction des plantigrades divise
Deux de ces plantigrades avaient été tués accidentellement en 2006 et 2007. Parmi eux, l'ourse Franska, percutée en août 2007 par un militaire qui circulait près de Lourdes sur une 2x2 voies. L'animal avait été percuté par un premier véhicule avant de passer sous le séparateur central et d'être à nouveau percuté, mortellement, par le véhicule du militaire. Cette femelle cristallisait depuis son arrivée une bonne partie du mécontentement des éleveurs en raison de ses nombreuses attaques d'ovins.
La réintroduction de ces plantigrades divise l'opinion publique dans le massif pyrénéen. L'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP), à la tête des opposants, dénonce "une écologie de salon" faisant fi des réalités agropastorales, et met en garde contre le danger des ours pour les touristes, les éleveurs et les troupeaux. De son côté, l'Association Pays de l'Ours-ADET (association pour le développement durable des Pyrénées centrales) soutient la réintroduction au nom de la biodiversité. Elle estime également que l'ours est l'une des images de marque des Pyrénées, et génère à ce titre un potentiel touristique.
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