Le directeur informé tardivement des risques d'orages ?

le 09 août 2008 à 09h28 , mis à jour le 09 août 2008 à 10h06

Victoire, 12 ans, avait été grièvement blessée dans la nuit de mercredi à jeudi par la chute d'un arbre sur sa tente dans un centre de vacances du Cher.

Le campement a été frappé par l'orage à Mery-es-Bois (Cher).Le campement a été frappé par l'orage à Mery-es-Bois (Cher). © TF1/LCI

Alors qu'une deuxième fillette, Victoire, est morte vendredi, après avoir été grièvement blessée par la chute d'un arbre sur la tente qu'elle partageait avec Anaïs, tuée sur le coup, le directeur-stagiaire responsable du camp du Cher touché par les violents orages de jeudi assure n'avoir été informé que tardivement jeudi soir des risques d'orages.
  
"En aucun cas nous n'avons été mis au courant de cette alerte (alerte orange de Météo France, ndlr). On a simplement su, vers 23 heures, qu'il y avait des risques d'orages dans la région", déclare Fabien Cochard, 23 ans, dans un entretien paru samedi dans la République du Centre. Michel Désir, le maire de Méry-ès-Bois, où s'est déroulé l'accident, avait affirmé jeudi avoir averti du danger le centre des Patineaux où séjournaient les enfants. Après avoir été mis au courant, les animateurs avaient prévenu les enfants qu'un rapatriement dans la grange "était possible" au cours de la nuit, explique M. Cochard au quotidien.

Les moniteurs entendus
 
Les animateurs se sont ensuite "relayés jusqu'à 1h30 du matin pour suivre l'évolution du temps". Lorsqu'ils ont entendu "les premières gouttes de pluie", ils sont "alors immédiatement sortis des tentes pour réveiller les enfants. En moins de deux minutes, pratiquement tout le monde était à l'abri", a-t-il poursuivi, "c'est alors que l'arbre s'est abattu sur la tente".
 
Hospitalisé jeudi en état de choc après le drame, Fabien Cochard a quitté vendredi l'établissement où il avait été admis pour retrouver sa famille. Auditionné après l'accident, il devrait être entendu de nouveau dans quelques jours par les gendarmes, qui avaient renoncé jeudi soir à le placer en garde à vue en raison de son état de santé. Les auditions des autres témoins du drame, et notamment de moniteurs encadrant le camp, se sont poursuivies vendredi dans le cadre de l'enquête préliminaire en cours. Aucune plainte n'a été déposée, a-t-on précisé de source judiciaire. Une enquête administrative est en cours.

(D'après agence)
  

le 09 août 2008 à 09:28
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2 Commentaires

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  • Nicos, le 09/08/2008 à 16h21

    Pourquoi voulez vous porter plainte, c'est un malheur, c'est tout . Il ne reste plus qu'à avoir une pensée pour les deux petites et leurs familles.

  • E. DUPIN (Ancien Maire de Landiras), le 09/08/2008 à 12h15

    LES ALERTES ORANGE VUES DE LA COMMUNE Dans les faits, les alertes orange de météo france ont des incidences moins d'une fois sur dix raménées à des incidents météo effectifs sur une commune. L'alerte orange est assimilable à la technique du parapluie : - météo france tire le parapluie vers la préfecture ; - la préfecture tire le parapluie vers les mairies, et si la mairie est fermée vers le téléphone portable du maire, - le secrétariat de mairie (ou le maire) de la commune affiche la télécopie de l'alerte Orange (s'il y a une télécopie) ; et nul n'est censé ignorer l'information et ... merci M. Parapluie. En ce cas particulier qui était chargé d'informer formellement le directeur ? qui a informé le Directeur par écrit? Assurément M. Parapluie. Signe : E. DUPIN (Ancien Maire de Landiras)

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