Meurtre de Valentin : Avis de recherche © TF1-LCILe "suspect principal" dans l'enquête sur le meurtre du petit Valentin, et sa compagne, un couple de "marginaux", qui faisaient l'objet d'un mandat de recherche, ont été interpellés et placés en garde à vue dimanche après-midi en Ardèche. Le couple, dont le portrait-robot avait été diffusé en début d'après-midi, a été arrêté sans violence à Dornas par les gendarmes de la brigade du Cheylard en Ardèche aux alentours de 15 heures après avoir été signalé par des automobilistes qui l'avaient aperçu en train de faire du stop. Un important dispositif, composé notamment d'hélicoptères et de barrages routiers, avait été mis en place pour les retrouver.
Mort de Valentin : Stéphane Moitoiret mutique devant les assises
Détenu dans une unité psychiatrique, Stéphane Moitoiret est jugé pour assassinat avec actes de tortures et de barbarie sur Valentin, 10 ans sauvagement tué de 44 coups de couteau en juillet 2008, tandis que sa compagne, âgée de 51 ans, répond de complicité.
Publié le 05/12/2011
Le meurtre du petit Valentin aux assises
Un couple de marginaux, Stéphane Moitoiret et sa compagne Noëlla Hégo, comparaissent depuis lundi matin devant les assises de l'Ain pour avoir tué et torturé le petit Valentin, 10 ans, à Lagnieu en juillet 2008.
Publié le 05/12/2011
Le président Sarkozy a aussitôt félicité les enquêteurs qui "se sont mobilisés sans relâche", a indiqué l'Elysée, tandis que la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a anoncé qu'elle se rendrait lundi matin à Ambérieu-en-Bugey pour rencontrer les enquêteurs. De son côté, la ministre de la Justice, Rachida Dati, recevra lundi à Bourg-en-Bresse les familles des victimes, a indiqué son ministère.
Des traces d'ADN qui accusent
Sur le plan de l'enquête, l'audition des deux marginaux a débuté dans la gendarmerie du Cheylard, où le procureur de la République s'est rendu dimanche : "Nous ne les avons pas entendus sur les faits eux-mêmes", a souligné Jean-Paul Gandolière. Stéphane Moitoiret, mesurant 1,70 m, de type européen, décrit par le procureur général à la cour d'appel de Lyon, Jean-Olivier Viout, comme un "psychopathe", est un sans domicile fixe et sa dernière adresse connue, qu'il partageait avec sa compagne, se situe à Clary (Nord). Des prélèvements sont également en cours, notamment sur l'ADN de ces deux personnes, qui sera comparé avec l'ADN masculin inconnu retrouvé sur le corps et les vêtements de Valentin, 11 ans, tué lundi soir d'une quarantaine de coups de couteaux.
Deux mandats de recherche avaient été délivrés samedi soir à l'encontre de Stéphane Moitoiret, 39 ans, et de sa compagne, Noëlla Hego, 48 ans. Le couple avait été identifié grâce à "un renseignement capital" provenant d'une enquête de voisinage de la gendarmerie. Des témoignages faisaient en particulier état de la présence de "deux personnes errantes avec un chat noir au bout d'une ficelle aperçues à Lagnieu ou à proximité" au moment du meurtre dans la soirée du 28 juillet. Ces renseignements avaient ensuite été "croisés" avec un contrôle d'identité des deux marginaux opéré ce même soir à Leyment (Ain), à quatre kilomètres de Lagnieu, par un gendarme de la brigade de Lagnieu, qui avait alors relevé un comportement "suspect" et "assez particulier".
Le couple avait séjourné dans la nuit du 28 au 29 juillet dans un local paroissial situé à Saint-Sorlin-en-Bugey sur la porte duquel les enquêteurs ont retrouvé un ADN identique à celui relevé sur le corps, les vêtements de Valentin ainsi que le sang jonchant sur 600 mètres une rue de Lagnieu. En outre, dans cette même rue, la bande vidéo d'un établissement bancaire avait enregistré un homme passant en courant, juste après le meurtre, en direction de Saint-Sorlin, a encore indiqué le procureur de Bourg-en Bresse. "Nous avons acquis la certitude que l'auteur des faits correspondait à la personne qui occupait ce logement" et qui fait de Stéphane Moitoiret "le suspect principal", a encore dit le magistrat.
| "Stéphane et Noella étaient ensemble depuis 20 ans" |
Stéphane Moitoiret, "suspect principal" dans l'enquête sur le meurtre de Valentin, et sa compagne, Noëlla Hégo, étaient ensemble depuis vingt ans et leur but était "d'aller de droite à gauche", a déclaré dimanche la soeur de cette dernière, Chantal Hégo."Ca fait vingt ans qu'elle vit avec Stéphane", a indiqué Chantal Hégo, 53 ans. "Stéphane, c'était un illuminé", a affirmé Chantal Hégo. Le couple avait passé trois mois durant l'hiver 2004-2005 chez la mère de Noëlla à Clary. "Chez notre mère, il était toujours en train de faire des prières". "Il se lavait plusieurs fois par jour, la nuit, il ne dormait pratiquement pas, il mettait des bougies", a-t-elle poursuivi. "Il était végétarien, il ne mangeait pas avec nous". Chantal Hégo a indiqué n'avoir aucune nouvelle de sa soeur et de son compagnon depuis trois ans. Au printemps 2005, le couple a repris la route, "comme d'habitude", après avoir reçu de l'argent de la mère de Stéphane Moitoiret. "Ils voyagent, ils sont logés chez des prêtres", a-t-elle raconté en soulignant que le couple, qui avait "des dettes, des factures de téléphone portable non payées et ne touche pas le RMI", ne donnait pas de nouvelles. "Avant l'hiver 2004, je n'avais plus vu ma soeur depuis vingt ans", a affirmé Chantal Hégo. "Noëlla était une fille intelligente, elle était très croyante comme moi", a-t-elle raconté. "Elle paraissait plus proche de nous que Stéphane, qui avait son monde à part, mais elle vivait à travers lui, elle ne voulait jamais le quitter", a-t-elle ajouté. |
(D'après agence)
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