Valentin : les suspects, "marginaux" et "psychopathes"

le 03 août 2008 à 08h16 , mis à jour le 04 août 2008 à 09h19

Stéphane, 39 ans, et Noella, 48 ans, recherchés dans l'enquête sur le meurtre du petit Valentin, sont sous les verrous depuis dimanche après-midi.

Meurtre de Valentin : Avis de rechercheMeurtre de Valentin : Avis de recherche © TF1-LCI

Le "suspect principal" dans l'enquête sur le meurtre du petit Valentin, et sa compagne,  un couple de "marginaux", qui faisaient l'objet d'un mandat de recherche, ont été interpellés et placés en garde à vue dimanche après-midi en Ardèche. Le couple, dont le portrait-robot avait été diffusé en début d'après-midi,  a été arrêté sans violence à Dornas par les gendarmes de la brigade du Cheylard  en Ardèche aux alentours de 15 heures après avoir été signalé par des automobilistes qui l'avaient aperçu en train de faire du stop. Un important dispositif, composé notamment d'hélicoptères et de barrages  routiers, avait été mis en place pour les retrouver.

  • Mort de Valentin : Stéphane Moitoiret mutique devant les assises

    Détenu dans une unité psychiatrique, Stéphane Moitoiret est jugé pour assassinat avec actes de tortures et de barbarie sur Valentin, 10 ans sauvagement tué de 44 coups de couteau en juillet 2008, tandis que sa compagne, âgée de 51 ans, répond de complicité.

    Publié le 05/12/2011 Mort de Valentin : Stéphane Moitoiret mutique devant les assises
  • Le meurtre du petit Valentin aux assises

    Un couple de marginaux, Stéphane Moitoiret et sa compagne Noëlla Hégo, comparaissent depuis lundi matin devant les assises de l'Ain pour avoir tué et torturé le petit Valentin, 10 ans, à Lagnieu en juillet 2008.

    Publié le 05/12/2011 Le meurtre du petit Valentin aux assises
Plus d'infos

Le président Sarkozy a aussitôt félicité les enquêteurs qui "se sont  mobilisés sans relâche", a indiqué l'Elysée, tandis que la ministre de  l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a anoncé qu'elle se rendrait lundi matin à Ambérieu-en-Bugey pour rencontrer les enquêteurs. De son côté, la ministre de la Justice, Rachida Dati, recevra lundi à Bourg-en-Bresse les familles des victimes, a indiqué son ministère.

Des traces d'ADN qui accusent

Sur le plan de l'enquête, l'audition des deux marginaux a débuté dans la  gendarmerie du Cheylard, où le procureur de la République s'est rendu dimanche : "Nous ne les avons pas entendus sur les faits eux-mêmes", a souligné Jean-Paul Gandolière. Stéphane Moitoiret, mesurant 1,70 m, de type européen, décrit par le  procureur général à la cour d'appel de Lyon, Jean-Olivier Viout, comme un  "psychopathe", est un sans domicile fixe et sa dernière adresse connue, qu'il  partageait avec sa compagne, se situe à Clary (Nord).  Des prélèvements sont également en cours, notamment sur l'ADN de ces deux personnes,  qui sera comparé avec l'ADN masculin inconnu retrouvé sur le corps et les  vêtements de Valentin, 11 ans, tué lundi soir d'une quarantaine de coups de  couteaux.

Deux mandats de recherche avaient été délivrés samedi soir à l'encontre de  Stéphane Moitoiret, 39 ans, et de sa compagne, Noëlla Hego, 48 ans. Le couple avait été identifié grâce à "un renseignement capital" provenant  d'une enquête de voisinage de la gendarmerie. Des témoignages faisaient en  particulier état de la présence de "deux personnes errantes avec un chat noir au  bout d'une ficelle aperçues à Lagnieu ou à proximité" au moment du meurtre dans la soirée du 28 juillet. Ces renseignements avaient ensuite été "croisés" avec un contrôle d'identité  des deux marginaux opéré ce même soir à Leyment (Ain), à quatre kilomètres de  Lagnieu, par un gendarme de la brigade de Lagnieu, qui avait alors relevé un  comportement "suspect" et "assez particulier".

Le couple avait séjourné dans la nuit du 28 au 29 juillet dans un local  paroissial situé à Saint-Sorlin-en-Bugey sur la porte duquel les  enquêteurs ont retrouvé un ADN identique à celui relevé sur le corps, les  vêtements de Valentin ainsi que le sang jonchant sur 600 mètres une rue de  Lagnieu. En outre, dans cette même rue, la bande vidéo d'un établissement bancaire  avait enregistré un homme passant en courant, juste après le meurtre, en  direction de Saint-Sorlin, a encore indiqué le procureur de Bourg-en Bresse. "Nous avons acquis la certitude que l'auteur des faits correspondait à la  personne qui occupait ce logement" et qui fait de Stéphane Moitoiret "le suspect  principal", a encore dit le magistrat.

          "Stéphane et Noella étaient ensemble depuis 20 ans"

Stéphane Moitoiret, "suspect principal"  dans l'enquête sur le meurtre de Valentin, et sa compagne, Noëlla Hégo, étaient  ensemble depuis vingt ans et leur but était "d'aller de droite à gauche", a  déclaré dimanche la soeur de cette dernière, Chantal Hégo."Ca fait vingt ans qu'elle vit avec Stéphane", a indiqué Chantal Hégo, 53  ans. "Stéphane, c'était un illuminé", a affirmé Chantal Hégo. Le couple avait  passé trois mois durant l'hiver 2004-2005 chez la mère de Noëlla à Clary. "Chez  notre mère, il était toujours en train de faire des prières". "Il se lavait plusieurs fois par jour, la nuit, il ne dormait pratiquement  pas, il mettait des bougies", a-t-elle poursuivi. "Il était végétarien, il ne  mangeait pas avec nous". Chantal Hégo a indiqué n'avoir aucune nouvelle de sa soeur et de son  compagnon depuis trois ans. Au printemps 2005, le couple a repris la route,  "comme d'habitude", après avoir reçu de l'argent de la mère de Stéphane  Moitoiret. "Ils voyagent, ils sont logés chez des prêtres", a-t-elle raconté en  soulignant que le couple, qui avait "des dettes, des factures de téléphone  portable non payées et ne touche pas le RMI", ne donnait pas de nouvelles. "Avant l'hiver 2004, je n'avais plus vu ma soeur depuis vingt ans", a  affirmé Chantal Hégo. "Noëlla était une fille intelligente, elle était très  croyante comme moi", a-t-elle raconté. "Elle paraissait plus proche de nous que  Stéphane, qui avait son monde à part, mais elle vivait à travers lui, elle ne  voulait jamais le quitter", a-t-elle ajouté.

(D'après agence)

le 03 août 2008 à 08:16
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

12 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Audrey, le 03/08/2008 à 16h41

    Qui que ce soit c'est très lache et j'espère que la justice sera très méchante avec les coupables !

  • Karine, le 03/08/2008 à 16h38

    Jje suis pour la prise de l' ADN à la naissance !!! une histoire atroce , ce petit ne demandait qu' à vivre !!!! sincères condoléances à la famille .

  • Lolocite, le 03/08/2008 à 16h31

    Dans quels monde vivons- nous ?Dans un monde de cruauté.

  • Françoise S., le 03/08/2008 à 16h27

    A Mayou de Soissons : les premières constatations ont été faites dans un véhicule du Samu, par un médecin urgentiste, pas un chirurgien de bloc ni un médecin de médecine légale (autopsie). Mon fils aîné a eu la partie gauche du visage déchiré par notre chien en 1991, nous l'avons immédiatement emmené aux urgences du CHU d'Amiens. Nous sommes restés plus d'une heure, alors qu'on le préparait pour l'opérer en urgence. Nous ne connaissions pas l'origine des blessures, nous avions plusieurs hypothèses, mais à ce stade, personne ne pouvait dire s'il s'agissait de morsures de chien, bien que nous ayons signalé en posséder un. C'est arrivé vers 19h, et nous n'avons eu la certitude de morsures de chien qu'à la sortie du bloc 1h du matin), après opération en chirurgie Maxilo-faciale (Professeur Devauchelle). Il faut cesser de dire n'importe quoi, de parler de ce qu'on ne connait pas ! C'est valable pour les autres aussi...

  • Lolo17, le 03/08/2008 à 16h24

    Ma maman qui vient de nous quitter et mon beau-père habitez a montalieu presimment VERCIEU je suis allee au college de MONTALIEU je connais assez bien le secteur mais comment peut on faire ça içi ou ailleurs si ce que j'ai lu a l'instant est vrai tant mieux mais le petit et ces parent. JE VOUS SOUHAITE ET VOUS DONNE TOUT LE COURAGE POSSIBLE ET IMMAGINABLE DANS CETTE DOULOUREUSE éPREUVE

  • Lachouete, le 03/08/2008 à 14h34

    Pourvu qu'ils soient retrouvées! condoléances à la famille, histoire trés bouleversante

  • Sylvie, le 03/08/2008 à 14h13

    Dans quels monde vivons- nous ?Dans un monde de cruauté.

  • Eva, le 03/08/2008 à 14h06

    Quelque soit l'assassin ou les assassins de Valentin, j'espère qu'ils seront très vite retrouvés et qu'ils seront jugés impytoyablement pour ce meutre odieux qu'ils ont commis. Toutes mes pensées et mon tout soutien aux parents de Valentin et à tous ses proches.

  • Mayou, le 03/08/2008 à 13h58

    Depuis le début je suis persuadée qu'il y a un chien dans cette triste histoire, Valentin a été attaqué par cette bête, et ensuite maquillée par une triste histoire de crime abominable.Valentin je pense a toi, je ne te connais pas, mais je t'aime.Adieu petit bonhomme. .Pourquoi, les premières constatations !!sont des morsures de chien?????????????

  • Nathalie, le 03/08/2008 à 13h46

    Bravo aux enquêteurs pour leur travail. J'espère qu'ils retrouveront très vite le ou les coupables de ce crime odieux. Mes pensées à Valentin et sa famille.....

Lire tous les commentaires

      logAudience