Un rescapé témoigne

le 24 août 2008 à 19h25 , mis à jour le 25 août 2008 à 09h23

Nicolas, Niçois de 30 ans, a été blessé dans l'avalanche dimanche matin au Mont-Blanc du Tacul, après laquelle huit alpinistes ont disparu.

avalanche mont-blanc tacul nicolasNicolas, Niçois de 30 ans, a été blessé dans l'avalanche le 24 août 2008 au Mont-Blanc du Tacul, après laquelle huit alpinistes ont disparu © TF1-LCI

"On était vraiment dedans, on a eu beaucoup de chance", témoigne Nicolas Duquesne, un Niçois de 30 ans, un des huit blessés dans l'avalanche dimanche matin au Mont-Blanc du Tacul, une voie d'accès fréquentée au Mont-Blanc, et après laquelle huit alpinistes sont portés disparus (lire notre article). "On était aux trois quarts du sommet (...) quand le guide nous a crié : ‘courez vite, courez vite'", se souvient le trentenaire qui était accompagné lors de l'accident par son père et son ami Rafik, tous deux blessés légers.
 
"Cela n'a fait aucun bruit, c'était très impressionnant. On a juste eu le temps de se déporter vers la droite avant de se faire faucher. Apparemment, on est descendu de 500 m dans l'avalanche et on s'est retrouvé dans la neige", raconte à la presse l'alpiniste allongé dans son lit de l'hôpital de Sallanches (Haute-Savoie) où il est soigné. "On était dedans", répète machinalement M. Duquesne qui a eu l'occasion dimanche après-midi de s'entretenir avec la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, venue rendre visite aux blessés à Sallanches.

"Dès qu'on monte, on prend un risque"
 
Partis à une heure du matin en "deux groupes de trois personnes" du refuge des Cosmiques (3.613 m), point de départ de nombreuses expéditions dans le massif du Mont-Blanc, les alpinistes pensaient avoir limité les risques d'accident. "Les conditions météo étaient très bonnes. Le temps était clair, on attendait une belle journée. Tout était en place pour pouvoir monter le Mont-Blanc", raconte M. Duquesne. "Dès qu'on monte, on prend un risque, il faut s'attendre à ces choses là", admet-il cependant.
 
Souffrant "d'une fracture à la cheville et de quelques hématomes", ce passionné d'alpinisme, fort "d'une dizaine d'années" de pratique, se félicite avec ses compagnons d'avoir "bien nag(é) dans l'avalanche" pour rapidement se dégager. "Du coup, on a appelé à la radio et au téléphone les secours (qui) sont arrivés très vite", raconte encore l'alpiniste qui avait allumé comme ses compagnons d'infortune sa lampe frontale pour être plus facilement repéré.

le 24 août 2008 à 19:25
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1 Commentaires

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  • Audrey, le 25/08/2008 à 01h02

    Oui beaucoup de chance! malheureusement on a beau etre formé pour les ARVAS, quand on est blessé on ne peu plus rien faire d'autre qu'attendre et espérer! bon courage à eux et aux familles

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