Le fort de Brégançon, la résidence varoise des présidents français © TF1-LCI Samedi, c'est un pilote d'ULM qui a perdu la vie dans la Drôme. Et dimanche matin, deux passagers d'un ULM ont été retrouvés morts dans un champ près de Nantes.
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Document LCI.fr : Le témoignage du pilote
Un pilote d'ULM, père de famille de 36 ans, qui avait survolé le Fort de Brégançon, la résidence des présidents français, dans le Var, interdite de survol, et s'apprêtait à survoler le Cap Nègre, où séjourne actuellement le couple Sarkozy, a été interpellé jeudi soir sur l'aérodrome de Fayence (Var), a indiqué vendredi la gendarmerie, qui l'a remis en liberté après avoir entendu ses explications.
L'homme qui avait décollé de Fayence et se dirigeait vers le Castellet, en longeant la côte, a accepté de raconter à LCI.fr son périple, disant avoir "commis une erreur". Au départ, il avait décidé de partir en excursion en Corse avec un ami, également pilote. Mais au dernier moment, "les conditions météo et donc de sécurité n'étant pas réunies, on a changé". Licencié depuis mars, le pilote, qui tient à rester anonyme, effectuait là son premier vol vers le sud. En passant au-dessus de Brégançon, il explique avoir été émerveillé par "des paysages magnifiques", sans jamais savoir qu'il survolait une zone interdite. D'ailleurs, les gendarmes ont pu vérifier son appareil photo : il n'y avait aucun cliché du Fort. "Je ne savais même pas où c'était, je croyais que c'était en Bretagne !"
"Le début des emmerdes"
Idem pour le Cap Nègre. S'il reconnaît une "bêtise", une "énorme négligence" pour notamment avoir "appelé 5 minutes trop tard les contrôles pour leur signaler qu'on était dans la zone", il a aussitôt fait demi-tour quand on lui a signalé qu'il ne devait pas être là. Il a cru que c'était pour ce retard que les gendarmes venaient le contrôler à son atterrissage à Fayence. Et là, quand on lui a expliqué, il s'est dit : "Le début des emmerdes arrivent".
Quand nous l'avons contacté vendredi après-midi, il ne savait pas encore qu'un arrêté ministériel interdisait, depuis le 7 juillet et jusqu'au 15 septembre, le survol du cap Nègre et que selon cet arrêté, les infractions à l'interdiction de survol sont passibles d'amendes de 15.000 à 45.000 euros et d'un emprisonnement de six mois à un an. Celui du Fort de Brégançon est également interdit. "J'ai commis une erreur. Je l'assume. Mais je ne savais pas pour cet arrêté. D'autant que je ne lis jamais les journaux", nous a-t-il raconté, craignant pour la suite alors qu'il argue de sa bonne foi. "Le but, c'était le loisir, sûrement pas de survoler Mr Sarkozy."
Sarkozy, entre Brégançon et le Cap Nègre
Selon la gendarmerie, l'alerte a été donnée à 19 h 30 par la tour de contrôle de la base aéronavale d'Hyères qui a repéré l'ULM dans la zone interdite de survol. Contacté par la tour de contrôle, le pilote a immédiatement fait demi-tour et rejoint l'aérodrome de Fayence. Il a été laissé libre après audition par la gendarmerie.
Nicolas Sarkozy est arrivé lundi au Cap Nègre pour ses vacances au cours desquelles il naviguera entre la villa familiale de son épouse et le fort de Brégançon, éloigné d'une dizaine de kilomètres. Ces vacances seront interropues par un bref séjour à Pékin, où il doit assister, le 8 août, à l'ouverture des jeux Olympiques.
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