L'avalanche au Mont-Blanc du Tacul le 24 août 2008 © TF1-LCI |
| > L'avalanche la plus meurtrière depuis près de 10 ans > MAM au chevet des blessés > Qu'est-ce qui a déclenché l'avalanche meurtrière ? |
Huit blessés et huit disparus. C'est le dernier bilan de l'importante avalanche qui s'est produite dans la nuit de samedi à dimanche au Mont-Blanc du Tacul, dans le massif du Mont-Blanc. La préfecture avait précédemment fait état de dix personnes disparues. Les recherches entreprises dans la nuit pour retrouver les victimes ont été suspendues dimanche en milieu d'après-midi "en raison d'un risque d'effrondrement des plaques" de neige, selon les gendarmes.
Et la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui s'est rendue sur place (lire plus bas), a estimé dimanche qu'il n'y avait plus "aucune chance de retrouver quelqu'un vivant". "Il est extrêmement difficile de savoir avec certitude combien de personnes ont été prises dans l'avalanche. Grâce aux moyens techniques, nos avons la certitude qu'il y a des gens sous l'avalanche, mais il est impossible de savoir combien exactement", a ajouté la ministre parlant d'une "avalanche monumentale", "sans échappatoire" pour les alpinistes. Les corps "sont sous un amas de pierre et de glace, quelque chose de très compact", a-t-elle dit, après un survol de la zone en hélicoptère. La ministre a également confirmé que deux italiens, donnés dans un premier temps comme disparus, avaient pu "repartir par leurs propres moyens". "Il est impossible de savoir quand les recherches reprendront. La zone est très fragilisée, et il ne faudrait pas que les équipes de secours soient emportées par une nouvelle avalanche", a-t-elle ajouté.
5 Français et 3 Italiens blessés
Selon les éléments communiqués à LCI par le peloton de gendarmerie de Chamonix, l'avalanche s'est produite à 3.600 m d'altitude vers 3h du matin. Longue de 200 m et large de 50 m, elle aurait été déclenchée par une chute de sérac qui aurait provoqué une coulée de neige. Pourtant, les conditions météorologiques étaient "excellentes", selon les gendarmes. Un guide de haute-montagne a aussitôt donné l'alerte, vers 3h15. Parmi les blessés figurent : cinq Français et trois Italiens, âgés de 26 ans à 37 ans. Ils ont été retrouvés "visuellement", coincés pour certains dans la neige alors que d'autres avaient réussi à se dégager par eux-mêmes. Ils ont été évacués vers les hôpitaux de Sallanches et de Chamonix.
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a rencontré dans l'après-midi à l'hôpital de Sallanches plusieurs blessés. "Il s'agit de l'un des accidents les plus importants en terme de disparus que nous ayons eu depuis des années. Il me paraissait important de saluer les blessés et de rendre hommage à tous ceux qui sont intervenus et bien entendu au personnel hospitalier", a déclaré la ministre. "La montagne est un milieu extrêmement dangereux même quand on la connaît bien", a-t-elle conclu avant de se rendre à Chamonix pour rencontrer l'ensemble des équipes (dont gendarmes, sapeurs-pompiers, médecins, secouristes) engagées dans les recherches.
Un Français mort dans le Piémont italien
Le maire de Chamonix, Eric Fournier, a pris un arrêté pour la journée de dimanche interdisant aux alpinistes l'accès au Mont-Blanc du Tacul. "Il est probable d'après les recoupements des témoignages que malheureusement des cordées se soient retrouvées sur l'itinéraire de montée et à l'endroit où le sérac a balayé la face", a affirmé le maire. Le Mont-Blanc du Tacul est un sommet qui culmine à 4.248 m, situé entre l'Aiguille du Midi et le Mont Maudit et qui se trouve sur une voie d'accès au Mont-Blanc. La face nord du Mont-Blanc du Tacul, très fréquentée par les alpinistes.
Par ailleurs, un alpiniste français a été retrouvé mort au fond d'un ravin dans le Val Chisone, dans le Piémont (Alpes, nord-ouest de l'Italie), près de la frontière française. Depuis le début du mois de juin, plus de 100 personnes sont mortes ou ont été portées disparues dans les Alpes - françaises, suisses et italiennes (lire notre article).
(Avec agences)
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