Portraits de Valentin, 11 ans, tué à l'arme blanche (août 2008) © TF1/LCIUn fourreau de poignard, maculé de sang et contenant l'ADN du petit Valentin et de son meurtrier présumé, Stéphane Moitoiret, a été retrouvé en début de semaine. Selon le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, il a été découvert "dans un bosquet à une dizaine de mètres en contrebas de la route empruntée par le couple (...) au lendemain des faits, après leur départ de Saint-Sorlin". Cette découverte a été faite "à partir des déclarations faites par Noëlla Hégo", la compagne de Stéphanie Moitoiret.
Selon les analyses effectuées, le sang retrouvé sur le fourreau contenait l'ADN mélangé de la victime et de l'auteur présumé, Stéphane Moitoiret, a ajouté le procureur. "Selon toute vraisemblance, ce fourreau a contenu l'arme du crime, qui est toujours recherchée."
Le suspect ne reconnaît pas les faits
Stéphane Moitoiret, le principal suspect dans le meurtre de Valentin, 11 ans, le 28 juillet à Lagnieu, dans l'Ain, a été mis en examen le 5 août pour "homicide avec préméditation sur mineur de 15 ans avec actes de barbarie" et écroué au service médico-psychologique régional de Lyon. L'ADN du suspect avait également été retrouvé sur les vêtements de la victime. L'homme de 39 ans, qui avait avoué le crime à sa compagne avant leur arrestation, n'a toutefois jamais reconnu les faits. Devant les enquêteurs qui le qualifient de "schizophrène", il a tenu des propos incohérents sur sa "mission divine" et ses nombreux "doubles" ou "sosies", accusant l'un d'eux d'avoir commis le crime de Lagnieu.
Sa compagne Noëlla Hégo, 48 ans, poursuivie pour non-empêchement du crime, dissimulation de preuve et non-dénonciation, a également été écrouée à Lyon. Un collège d'experts doit se prononcer d'ici "un mois à un mois et demi" sur la santé mentale du couple. Toutefois, "quelle que soit leur décision, le parquet demandera probablement une contre-expertise car il faut traiter cette question de façon approfondie", avait souligné le procureur. Par ailleurs, les enquêteurs chargés de ce dossier ont saisi Interpol afin de demander aux états frontaliers de la France de vérifier si le meurtrier présumé a pu commettre d'autres crimes.
(D'après agence)
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