Exploitation agricole : tracteur © TF1/LCIJean-Hugues Bourgeois, 28 ans, s'est installé dans le dans le Puy-de-Dôme, avec l'ambition d'y développer sa petite exploitation agricole. Originaire des Hautes-Alpes, il a quitté sa région pour créer un élevage de chèvre bio et ouvrir une fromagerie. Mais rapidement, avec sa boucle d'oreille, ses tatouages sur chaque doigt, formant le mot "libertad", sa détermination à entreprendre à une agriculture biologique, Jean-Hugues Bourgeois, dénote dans cette région des Combrailles, vouée à l'élevage bovin et aux cultures céréalières. "Au début, tout allait bien confie-t-il au Parisien. Mais en 2007, mon voisin agriculteur, avec qui j'avais sympathisé partait à la retraite. Il m'a proposé de reprendre son exploitation de cinquante hectares de terre labourable. A partir de là tout a basculé..."
Sa vie vire effectivement au cauchemar. Un matin, il trouve dix de ses chèvres tuées au pistolet d'abattage. Et sur sa maison, un tag en dit long sur les motivations de ses agresseurs. "La Boge (le nom de son exploitation) aux paysans. Va-t-en." "Un travail de professionnel" raconte-t-il au Parisien. Pendant plusieurs mois, le jeune homme encaisse les rumeurs selon lesquelles il cultiverait cinq hectares de cannabis, et les actes de malveillance : ouverture des enclos pour encourager les chèvres à fuir, pneus du tracteur crevés et, dans la nuit du 8 au 9 août, l'incendie d'un hangar où est entreposé le foin, et destruction partielle de sa voiture.
Sa femme et sa fille menacées
Endetté, il pense tout arrêter, mais touchés par son histoire les associations et certains habitants lui viennent en aide et réunissent 15 000 euros. Alors qu'il pense enfin pouvoir reprendre le dessus, les menaces se font de plus en plus violentes. Ses ennemis n'hésitent pas recourir aux pires moyens pour intimider le nouveau venu, allant jusqu'à menacer de mort et de viol sa fille de huit ans. Le 22 août, le jeune homme trouve une lettre en forme de cercueil contenant des menaces contre sa fille de 8 ans. Les expéditeurs menacent de jeter la fillette "dans un fossé après en avoir fait une femme". La missive s'adresse également à la mère de l'enfant.
Les gendarmes, saisis de trois plaintes au total, expliquent que le procureur de la République de Riom devrait prochainement décider de l'ouverture d'une information judiciaire. L'enquête pourra alors vraiment commencer.
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