Portrait du petit Valentin. © TF1/LCI 
Valentin : l'enquête semble piétiner
L'ADN inconnu sur les vêtements de Valentin, 11 ans, tué lundi dans l'Ain à coups de couteau, ne figurant pas au Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG), les enquêteurs se retrouvent depuis vendredi sans piste précise. En soirée, les enquêteurs de la gendarmerie nationale se sont résignés à lancer un appel à la population afin de recueillir tout témoignage susceptible de relancer les investigations.
Jean-Paul Gandolière, procureur de la République de Bourg-en-Bresse, a reconnu qu'il n'y avait "pas de piste précise pour le moment". "Chaque jour qui passe, nous affinons", a-t-il cependant ajouté lors d'un point-presse à la gendarmerie d'Ambérieu-en-Bugey, dans l'Ain, où se trouve le PC d'enquête.
Marche silencieuse
Une marche silencieuse en mémoire de Valentin est organisée dimanche matin à Porcieu-Amblagnieu, dans l'Isère, où résident les parents du jeune garçon assassiné. La marche doit débuter dès 10h30 sur le parking de la salle des Fêtes jusqu'à la mairie de la commune, où réside la famille de Valentin. Les participants à la marche sont ensuite invités à se rendre à Lagnieu pour une minute de silence et des gerbes seront déposées sur le lieu du drame.
Une marche a déjà eu lieu samedi soir à Porcieu-Amblagnieu. Les funérailles du garçon se tiendront mardi après-midi, à Hières-sur-Amby (Isère).
"Ils étaient trois ou quatre à boire sur un banc"
Un groupe de jeunes gens, présent à proximité des lieux le soir du crime, a été entendu ces derniers jours, a indiqué samedi la gendarmerie. Les enquêteurs ont "entendu tous ceux qu'ils souhaitaient entendre", a assuré l'officier. Selon le Dauphiné Libéré, un jeune marginal, accompagné d'un chien, faisant partie de ce groupe de trois à quatre jeunes qui étaient assis et buvaient sur un banc lundi jusque 23 heures, n'a plus été vu depuis lundi soir et serait recherché par les enquêteurs pour des vérifications. Mais "aucun membre de ce groupe n'est recherché", a déclaré le Capitaine Poupot.
Le jeune homme d'une vingtaine d'années entendu pendant deux heures jeudi soir, qui habite un appartement HLM à Lagnieu à environ un kilomètre de l'endroit où Valentin a été tué, faisait partie de ce groupe, selon la même source. Interrogé d'ailleurs sur ce jeune homme, le procureur de la République de Bourg-en-Bresse s'est contenté de déclarer : "nous exploitons tous les témoignages (...), il est normal que de nombreuses personnes soient entendues".
Analyse de l'ordinateur familial
Les enquêteurs sont aussi dans l'attente des résultats d'analyse qui devraient être connus au plus tard dimanche. "Une dizaine" de résultats d'analyse ADN -celles notamment des personnes ayant côtoyé Valentin le soir du drame- devraient être communiqués d'ici à dimanche, pour être comparés à l'empreinte dont les enquêteurs disposent.
L'analyse de l'ordinateur familial par un technicien informatique visant à déterminer si les activités de Valentin sur internet peuvent l'avoir mené à une mauvaise rencontre devrait, elle aussi, livrer prochainement des résultats.
Sans surprise, l'ADN du Belge de 49 ans interpellé mercredi soir à Agen, alors qu'il tenait des propos incohérents laissant penser qu'il pouvait être impliqué dans le meurtre de Valentin, ne correspond pas non plus à l'ADN du meurtrier, selon le procureur. Deux enquêteurs avaient effectué un bref déplacement dans le Lot-et-Garonne jeudi mais, dès les premières auditions, la piste avait perdu toute crédibilité.
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