Le lieu de l'agression de trois jeunes à Paris, le 7 septembre 2008 © LCIPlacés en garde à vue depuis lundi matin, les cinq jeunes soupçonnés d'être les auteurs de l'agression le 6 septembre de trois juifs dans le 19e arrondissement de Paris, ont été mis en examen mercredi pour "violences volontaires en réunion". Les cinq jeunes hommes, dont deux mineurs, ont été placés sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. Ce contrôle comprend notamment l'obligation de suivre une formation.
Le mobile antisémite, envisagé dans un premier temps, n'a donc pas été retenu. Plusieurs sources policières avaient laissé entendre, ces deux derniers jours, qu'à la suite des auditions des différents suspects la thèse d'une agression antisémite ne semblait pas fondée.
"Un pari stupide"
Selon une source judiciaire, l'agression s'est déroulée le 6 septembre en fin d'après-midi rue Petit et semble avoir débuté par un "pari stupide" entre les membres d'un groupe de six à sept personnes. L'un d'eux, équipé d'un pistolet à billes, avait relevé le pari d'être capable de tirer sur quelqu'un et aurait tiré avec ce jouet sur l'un des jeunes juifs, déclenchant une bagarre entre les deux groupes.
Dans un contexte marqué par des tensions dans le quartier après l'agression à caractère antisémite en juin de Ruddy Haddad, 17 ans, les autorités, dont la ministre de l'Intérieur et le maire de Paris, avaient dans un premier temps mis en avant la possibilité d'une agression antisémite. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, s'était pour sa part déclaré "certain" du caractère antisémite de l'agression.
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