Le lieu de l'agression de trois jeunes à Paris, le 7 septembre 2008 © LCIQuelle était la motivation des agresseurs de trois jeunes, samedi soir, dans le XIXe arrondissement de Paris ? Les victimes, âgées de 17 et 18 ans, ont été attaquées par 6 ou 7 personnes, frappés au visage à coups de poings. Le plus jeune a de nombreux bleus au visage et les deux autres ont le nez cassé. Ils ont déposé plainte après être sortis de l'hôpital pour agression "à caractère antisémite".
Pour le directeur de cabinet du préfet de police de Paris, Christian Lambert, "les trois jeunes portaient des kippas. Il y a de grandes chances" que l'antisémitisme soit le motif de l'agression. De son côté, la police a confirmé que ces trois jeunes ont "été légèrement blessés" et précisé que l'affaire avait commencé par des jets de pierres. Mais elle ne se prononce pas sur le caractère antisémite de ces violences. Selon la police, les trois jeunes portaient une kippa quand ils ont été pris à partie. "Pour le moment, le caractère antisémite de cette agression n'a pas été établi, car selon les témoignages unanimes des trois garçons, aucune injure ni propos antisémites n'ont été prononcés", a précisé la police judiciaire. Et selon l'entourage du président du Crif, Richard Prasquier, Michèle Alliot-Marie a été "très claire et très ferme" auprès de Richard Prasquier sur le "caractère antisémite" de l'agression.
"Actes inqualifiables"
Pour nombre d'associations juives et de responsables politiques, le caractère antisémite de l'agression ne fait pourtant aucun doute. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a dénoncé "avec la plus grande fermeté" ces "violences antisémites". Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a également condamné ces violences, comme plusieurs responsables socialistes ou encore l'UMP qui a condamné un "acte inadmissible". Même évidence chez le président du Crif, Richard Prasquier, qui s'est dit "certain" du caractère antisémite de l'agression, soulignant que les trois jeunes, âgés de 17 à 18 ans, se rendaient à la synagogue.
L'affaire a commencé samedi, selon la Police Judiciaire, vers 18h30, par "un jet de pierre, suivi d'une discussion qui a dégénéré en bagarre entre ces trois jeunes gens et un groupe de 6 à 7 personnes". L'agression s'est produite rue Petit, en bas de l'immeuble où habite une des victimes, non loin du square où un autre jeune juif de 17 ans, Rudy, avait été roué de coups le 21 juin et abandonné dans le coma.
D'après agence
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